Une enseignante de Saint-Denis agressée avec une arme factice dans sa classe – France Bleu

Une enseignante de Saint-Denis agressée avec une arme factice dans sa classe - France Bleu

“Il est entré en criant : cest un attentat” : une professeure dun collège de Seine-Saint-Denis braquée da…

Les enseignants du collège Elsa Triolet à Saint-Denis se rassemblent à 11 heures ce samedi pour dénoncer l'agression de l'une de leurs collègues. Jeudi après-midi elle a été agressée. Des jeunes sont entrés dans sa classe, ont crié "c'est un attentat" avant de la viser avec un pistolet à billes.

Jeudi, des jeunes ont visé une enseignante avec un pistolet à billes – Capture d'écran google maps Saint-Denis, France

Selon France Inter, lenseignante donnait un cours dans une salle située au rez-de-chaussée de létablissement lorsque trois individus dune quinzaine dannées, situés dans la rue, ont commencé à interpeller ses élèves en classe. La professeure est alors sortie pour leur demander darrêter. Après lavoir insultée, les délinquants ont lancé un pavé dans la vitre de la salle de classe, avant que lun deux nescalade la clôture et entre à lintérieur. Il a alors crié: Cest un attentat!, pointant un pistolet à billes vers la jeune femme. Il a tiré trois fois dans sa direction. La victime est parvenue à se protéger avec sa main. Elle na pas été blessée. Les deux autres jeunes nont pas été identifiés.

“Il est entré en criant Cest un attentat !”, raconte cette enseignante de Seine-Saint-Denis. Jeudi des jeunes ont fait irruption dans sa classe du collège Elsa Triolet de Saint-Denis alors quelle donnait cours à des élèves de quatrième. “Il y en a un qui a braqué une arme factice sur moi, il a tiré en direction de mon visage. Jai mis ma main et les billes ont atterri sur ma main. Jétais dans la sidération parce que je ne connaissais pas lindividu”, raconte la professeure. 

Face à cela, la seule réponse des établissements est souvent répressive. On estime que pour le département de Seine-Saint-Denis, chaque jour, 167 à 589 élèves sont sous le coup dune exclusion temporaire. Les personnels du collège Elsa-Triolet, eux, se sont mis en grève vendredi 12 avril. Encore un braquage dune enseignante dans un collège! À Saint-Denis comme ailleurs ça suffit!, ont-ils dénoncé dans un communiqué, demandant notamment plus de moyens humains pour létablissement. La ville de Saint-Denis a fermement condamné ces violences et demandé quune réunion avec les acteurs concernés soit organisée à la préfecture.

Âgé de 15 ans, cet ancien élève de létablissement a été interpellé jeudi 11 avril, après avoir pointé un pistolet à billes sur une professeure. Il sest introduit dans son ancien collège en criant "cest un attentat".

Voila ce qui arrive lorsqu'on a un sentiment d'impunité totale. Ce petit jeune issu d'une grande fraterie dans un milieu qualifié de difficile va s'en tirer avec un violent rappel à la loi. Il sera immédiatement relaché avec excuses pour etre dans peu de temps arreté à nouveau pour trafic et ainsi de suite. Quand nos juges comprendront-ils qu'il faut agir à la racine pas quand le jeune est hors de controle. S'il est mineur, les 2 parents devraient etre tenus pour responsables suppression des allocs. Les allocs sont des droits associés à des devoirs.