Saint-Denis : une professeure agressée – Franceinfo

Saint-Denis : une professeure agressée - Franceinfo

93: sidération après lagression dune enseignante au cri de cest un attentat

Jeudi 11 avril, un jeune garçon a pénétré dans une salle de classe dun collège de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis et a tiré sur une professeure avec un pistolet à billes. Il a été arrêté.

Cest une scène profondément choquante qui sest déroulée jeudi 11 avril dans un établissement scolaire de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Une professeure du collège Elsa-Triolet a été braquée par un adolescent avec un pistolet à billes, lequel a tiré sur la jeune femme de 26 ans. Lauteur de lagression, un ancien élève exclu il y a 2 ans, a été arrêté peu après les faits.

En octobre 2018, la mise en ligne dune vidéo montrant une professeure dun lycée de Créteil menacée par un élève avec une arme factice avait suscité un vif émoi et une avalanche de témoignages denseignants sur les réseaux sociaux sous la bannière #pasdevague. Le gouvernement avait annoncé un plan sur les violences à lécole qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine.La ville de Saint-Denis, où dautres établissements scolaires ont été touchés par des incidents ces derniers mois, a “fermement condamné” ces violences et demandé quune réunion avec les acteurs concernés soit organisée à la préfecture.”La prévention contre les violences est malheureusement lun des parents pauvres de la sécurité. Elle doit faire lobjet dune action nationale”, a ajouté la municipalité communiste dans un communiqué.

Selon France Inter, lenseignante donnait un cours dans une salle située au rez-de-chaussée de létablissement lorsque trois individus dune quinzaine dannées, situés dans la rue, ont commencé à interpeller ses élèves en classe. La professeure est alors sortie pour leur demander darrêter. Après lavoir insultée, les délinquants ont lancé un pavé dans la vitre de la salle de classe, avant que lun deux nescalade la clôture et entre à lintérieur. Il a alors crié: Cest un attentat!, pointant un pistolet à billes vers la jeune femme. Il a tiré trois fois dans sa direction. La victime est parvenue à se protéger avec sa main. Elle na pas été blessée. Les deux autres jeunes nont pas été identifiés.

Une nouvelle agression denseignante en Seine-Saint-Denis. Un adolescent de 15 ans a été interpellé jeudi, soupçonné davoir tiré avec un pistolet à billes en direction dune enseignante dun collège de Saint-Denis, où il sétait introduit. Jeudi 11 avril, trois jeunes sont entrés dans le collège Elsa Triolet, a expliqué une source proche de lenquête. Lun deux a “tiré avec un pistolet à billes en direction dune enseignante” mais celle-ci na pas été blessée, selon une source proche de lenquête. Ancien élève du collège, ladolescent a été arrêté peu après. Les deux autres jeunes nont pas été identifiés pour lheure.

Saint-Denis: un adolescent interpellé après lagression dune enseignante avec une arme factice

Jétais dans la sidération parce que je ne connaissais pas lindividu, a témoigné lenseigante auprès de France info. Ce nest pas un évènement ponctuel. Lincident est dune extrême gravité mais les violences, cest tout le temps.

Le ministre de lEducation Jean-Michel Blanquer a réagi samedi 13 avril à cette agression, à la suite de sa médiatisation. Il a assuré soutenir la communauté éducative du Collège Elsa Triolet et lenseignante agressée. Toutes les mesures de protection et de sanction sont prises avec @AcCreteil, écrit-il dans un tweet.

Lacadémie a assuré que lenseignante visée et ses élèves ont été pris en charge et quune cellule découte a été mise en place. Des équipes mobiles de sécurité seront présentes à compter de lundi 15 avril. Le recteur se déplacera sur place ce jour-là, accompagné de représentants des services de lEtat:

Le SNES 93 affirme ainsi que dans la même journée, dans le même établissement, un élève de 6e a introduit un taser et quun incendie sest déclaré à la cantine. Le syndicat rappelle également que le 12 mars dernier à Saint-Denis, un professeur avait été agressé devant le collège La Courtille et que le même jour, un groupe délèves sétait introduit dans le lycée Paul-Eluard avec des battes et des marteaux. Le 5 avril, une assistante déducation et un enseignant étaient eux agressés à Aubervilliers, au collège Diderot.

Face à cela, la seule réponse des établissements est souvent répressive. On estime que pour le département de Seine-Saint-Denis, chaque jour, 167 à 589 élèves sont sous le coup dune exclusion temporaire. Les personnels du collège Elsa-Triolet, eux, se sont mis en grève vendredi 12 avril. Encore un braquage dune enseignante dans un collège! À Saint-Denis comme ailleurs ça suffit!, ont-ils dénoncé dans un communiqué, demandant notamment plus de moyens humains pour létablissement. La ville de Saint-Denis a fermement condamné ces violences et demandé quune réunion avec les acteurs concernés soit organisée à la préfecture. Daniel Auverlot a également condamné fermement lagression. Il annoce que les équipes mobiles de sécurité de lacadémie seront présentes dans létablissement la semaine prochaine.

Cette affaire rappelle un fait similaire intervenu dans un lycée de Créteil en octobre 2018. Un élève avait braqué son enseignante avec une arme factice en lui demandant de linscrire présent et non absent sur la feuille de présence. Lenseignante avait porté plainte et lélève mis en examen, avec obligations de demeurer hors du Val de Marne.

Le chef de lEtat Emmanuel Macron avait condamné cette agression en demandant que soient prises toutes les mesures pour bannir des écoles les menaces envers les enseignants.

Pourquoi "sidération", je ne vois là qu'un fait divers de plus. Un ado qui refuse l'autorité devient d'une grande banalité et montre la déliquescence de notre société qui part de l'autorité des parents en passant par l'école pour arriver au laxisme de l'état.

"Le chef de lEtat Emmanuel Macron avait condamné cette agression en demandant que soient prises toutes les mesures pour bannir des écoles les menaces envers les enseignants." Quelle Courage et fermete! Ca va fortement impressionne tous les malfaiteurs. On regrette qu'il n'a pas fait cette demande deja plutot.

Inacceptable nous dit le Président. Ca va faire très peur à tous ces jeunes violents, sans éducation, livrés à eux-mêmes. La vérité c'est que nous sommes arrivés à un point de non retour et que notre système bonasse craque de partout. A force de fermer le yeux pour ,le pas de vagues, les gouvernements successifs, les profs eux-mêmes, toute la bien-pensance en général nous ont amené à ce stade de déliquescence.

Sidérant cette sidération Sourire tous ces profs gauchistes qui ont toujours cultivé la culture de l'excuse ces pauvres jeunes etc… et bien ils récoltent …

D'ailleurs, quelques lignes plus bas, on peut lire : "Des agressions devenues courantes".

Pour en arriver à une exclusion, cet élève a été suspendu. Les suspensions devraient se traduire par des travaux d'intérêt collectif, ça les dresserait un peu alors que pendant une suspension le gamin va vaquer à ses occupations.

Ça surprend qui a part les journalistes et quelques élus pour faire parler d'eux….on a déjà oublié le #pasdevagues de tous ces enseignants qui racontaient le même genre d'histoires, sans jamais être soutenue par leur hiérarchie, et encore moins par le ministère de l'éducation. C'est juste une banale histoire dans ce qu'est devenue la France…une zone de non droit. On trouvera d'ailleurs sûrement des excuses a ces "sauvageons".

Le 20/10/2018 , Macron aurait encore mieux fait de se taire car cest encore des paroles en lair. Ce gouvernement est non seulement incapable de résoudre ce genre de situation mais il ne fait que lempirer.

Tout cela fait beaucoup, beaucoup trop. Certains collégiens, à l'adolescence ou avant, deviennent littéralement "inscolarisables" et en bonne voie pour devenir des adultes à problèmes pour eux-mêmes et les autres, pratiquement incapables de s'insérer dans le monde du travail. À ce point, école est en échec et la famille aussi. Nous fabriquons des individus asociaux par milliers. Ce serait rendre un grand service aux jeunes que de restaurer une discipline ferme en amont, dès l'école primaire, et de leur inculquer la maîtrise de soi. On en est loin ! Une fois de plus, on va s'émouvoir un peu mais pas longtemps, sur les professeurs des banlieues, et vogue la galère.

Un peu de bon sens svp Juger avant de comprendre la souffrance des gens, n'est pas de "bon sens".

C'est le nième remake d'un jeune de cité, issu probablement de la 3ème ou 4ème génération, qui n'a plus les "codes" de vie en société. C'est aussi le choc culturel, d'une force "sidérante", entre cet apprenti-délinquant et cette jeune enseignante, certainement issue d'une belle région tranquille, que l'on muté dans le 9-3 en début de carrière… La situation est bien connue : les jeunes profs sont jetés en patûre aux animaux de cités.

Le NEUF TROIS, c'est l'aboutissement, le résultat d'une idéologie. La question est désormais posée : Souhaite t on continuer avec cette idéologie et faire que le NEUF TROIS soit le modèle de la France de demain ? Sur cette question le vote du 26 mai prochain n'est pas sans incidence.

Future bachelier et future admis à l'université. Pas surprenant qu'il y ait que des désordres chaque jour. . La France est tellement comique que même un hôpital de fous aux USA a plus d'ordre et de discipline.

Juste le constat du résultat d'une politique coloniale, qui continue de stigmatiser des millions de personnes. Ces gens sont maintenant en quête de nouvelles valeurs qui compensent comme elles peuvent les humiliations subies. L'école représente le colonisateur et sa culture, ainsi que la perte des valeurs traditionnelles, parfois aussi l'humiliation ressentie lors de l'imposition des choix de la nation coloniale.

Un adolescent de 15 ans a été interpellé jeudi, soupçonné d’avoir tiré avec un pistolet à billes en direction d’une enseignante d’un collège de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où il s’était introduit.

Jeudi vers 15 heures, trois jeunes sont entrés dans le collège Elsa Triolet. L’un d’eux a “tiré avec un pistolet à billes en direction d’une enseignante”, mais celle-ci n’a pas été blessée.

Ancien élève du collège, l’adolescent a été arrêté peu après. Les deux autres jeunes n’ont pas été identifiés pour l’heure.

Des équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été déployées sur place et une cellule d’écoute mise à disposition, a indiqué le rectorat.

En réaction à cette intrusion, les personnels du collège se sont mis en grève vendredi. “Encore un braquage d’une enseignante dans un collège ! A Saint-Denis comme ailleurs ça suffit !”, ont-ils dénoncé dans un communiqué, demandant notamment plus de moyens humains pour l’établissement.

La ville de Saint-Denis, où d’autres établissements scolaires ont été touchés par des incidents ces derniers mois, a “fermement condamné” ces violences et demandé qu’une réunion avec les acteurs concernés soit organisée à la préfecture.

En octobre 2018, la mise en ligne d’une vidéo montrant une professeure d’un lycée de Créteil menacée par un élève avec une arme factice avait suscité un vif émoi et une avalanche de témoignages d’enseignants sur les réseaux sociaux sous la bannière #pasdevague.