Le moustique tigre implanté et actif à Paris, en Seine-Saint-Denis, en Seine-et-Marne et dans lEssonne – 20 Minutes

Le moustique tigre implanté et actif à Paris, en Seine-Saint-Denis, en Seine-et-Marne et dans l\Essonne - 20 Minutes

Moustique-tigre : le département en vigilance rouge, un plan présenté pour lutter contre la menace

SANTÉ – 51 départements de métropole sont désormais concernés par la présence du moustique tigre, vecteur de plusieurs maladies dont le chikungunya, la dengue et le zika.

Selon un communiqué de la Direction générale de la Santé (DGS) du 26 avril, l’insecte s’est cette fois implanté à Paris, qui jusque-là avait été épargnée. Tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l’Essonne.

Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise lexpansion du territoire de cet insecte et des virus quil véhicule. Mais sa seule présence nentraîne pas nécessairement lapparition des maladies dont il est vecteur. La transmission se fait lorsquun moustique tigre sain pique une personne contaminée lors dun séjour hors de France métropolitaine. Linsecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne saine nayant pas séjourné hors du territoire.

Du 1er mai au 30 novembre, ce moustique tigre est particulièrement surveillé par les autorités sanitaires. Mais individuellement, comment faire pour éviter au maximum la piqûre?

Le moustique tigre désormais implanté dans la moitié des départements français, dont Paris

Sur le portail de signalement mis en ligne par les autorités, plusieurs conseils simples sont donnés, d’une part pour éviter les piqûres, d’autre part pour éviter la prolifération de l’insecte.

Originaire dAsie, le moustique tigre, ou Aedes albopictus, sest installé dans les Alpes-Maritimes en 2004 et sest développé rapidement depuis, rappelle le ministère, qui utilise les données des opérateurs publics de démoustication pour suivre son implantation. Essentiellement urbain, il aime les lieux habités par lhomme. Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de sen débarrasser, observent les autorités.

“Plusieurs méthodes sont possibles: port de vêtements longs et amples, aménagement de l’habitat (moustiquaires aux fenêtres…), utilisation de produits répulsifs”, est-il indiqué. C’est cette dernière méthode, l’utilisation de répulsifs cutanés, qui est considérée comme étant la plus efficace. Pour bien choisir son répulsif -car tous ne fonctionnent pas aussi bien- le ministère de la Santé a émis quelques recommandations sur les différents produits disponibles sur le marché.

La Côte-dOr, la Saône-et-Loire et la Nièvre font partie des 51 départements français touchés par la présence du moustique tigre. Quels réflexes adopter ? Comment le reconnaître ? De quelles maladies est-il vecteur ?

Un dépliant mis à disposition par le ministère en 2012 spécialement conçu pour le moustique tigre recommande également d’utiliser des diffuseurs d’insecticides à l’extérieur, d’allumer la climatisation en intérieur si possible car les moustiques fuient les endroits frais, et de faire dormir les bébés sous une moustiquaire imprégnée.

La capitale, jusquici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est “implanté et actif”, tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et lEssonne. Sur les huit départements dÎle-de-France, seul le Val-dOise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été “détecté sporadiquement” dans les Yvelines.

Le moustique tigre arrive à Paris après avoir envahi plus de la moitié de la France

Voilà pour les mesures simples et immédiates à mettre en place. À long terme, l’idéal étant d’éviter la prolifération du moustique, d’autres gestes sont à adopter.

Daprès les experts, le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorisent lexpansion du territoire de cet insecte et des virus quil véhicule. Depuis les premiers cas, en 2010, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya.

À savoir, pour commencer, d’éliminer les endroits où l’eau peut stagner comme les petits détritus, les pneus usagés, les encombrants, les déchets verts, liste le gouvernement. Pensez aussi à changer l’eau des plantes et fleur une fois par semaine, voire, si possible, d’en supprimer les soucoupes et de remplacer l’eau par du sable humide.

Pour éviter les piqûres, la meilleure solution est de porter des vêtements longs et clairs et de sasperger de répulsifs. Éliminer les eaux stagnantes autour de chez soi (bidons, jeux denfants vieux pneus, gouttières…) permet aussi déviter que le moustique ponde.

Tous les réservoirs d’eau tels que bidons d’eau, citernes ou bassins, doivent être recouverts avec un voile moustiquaire. Pour ceux qui ont une piscine, c’est pareil. Et pour ceux qui ont un jardin, idéalement il faut débroussailler et élaguer au maximum ainsi que ramasser les fruits tombés.

La capitale, jusquici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est  implanté et actif , tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et lEssonne. Sur les huit départements dÎle-de-France, seul le Val-dOise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été  détecté sporadiquement   dans les Yvelines. Les autres nouvelles terres de conquête du moustique-tigre sont la Charente-Maritime, la Côte-dOr, la Loire, la Nièvre et le Puy-de-Dôme.

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Les premiers cas de contamination autochtones sont apparus en métropole en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var. Depuis, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya. En 2017 et 2018, elles ont par ailleurs observé 29 cas de contamination par le virus du Nil occidental, qui est lui transmis par le moustique commun dans lhémisphère Nord, le Culex pipiens.

La dernière carte du « moustique tigre 2019 », révélée vendredi dernier, indique que la Côte-d’Or est désormais en vigilance rouge, soit un territoire où l’insecte est « déclaré officiellement implanté et actif ». Aussi, « depuis larrêté ministériel du 26 novembre 2018, la Côte-dOr est classée comme département où les moustiques constituent une menace pour la santé du fait de limplantation dAedes albopictus (moustique tigre, ndlr) », indiquent conjointement la préfecture de la Côte-dOr, l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté, le conseil départemental de la Côte-dOr et lEntente interdépartementale de démoustication Rhône-Alpes (Eirad).

Le moustique-tigre est essentiellement urbain et aime les lieux habités par lhomme.  Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de sen débarrasser , observent les autorités. Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorisent lexpansion du territoire de cet insecte et des virus quil véhicule, soulignent les experts.

Alors que du 1er mai au 30 novembre est la période dactivité la plus intense de linsecte en métropole, tous les partenaires institutionnels précités ont donné, ce lundi après-midi à partir de 16 heures, les détails d’un « plan départemental de lutte contre les maladies transmises par le moustique tigre » lors dune conférence de presse à Dijon.

La seule présence du moustique nentraîne pas nécessairement lapparition des maladies dont il est vecteur. La transmission se fait lorsquun moustique tigre "sain" pique une personne contaminée lors dun séjour hors de France métropolitaine. Linsecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne saine nayant pas séjourné hors du territoire. Les premiers cas de contamination autochtones sont apparus en métropole en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var. Depuis, les autorités françaises ont comptabilisé au total 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya.

« Pour la première fois en 2019, la Côte-d’Or se dote d’un plan de lutte contre les arboviroses : le chikungunya, la dengue et le zika, des maladies transmises par le moustique-tigre », a résumé la préfecture. Les acteurs engagés dans ce plan ont évoqué « la surveillance de l’implantation géographique du moustique et des maladies dont il peut être le vecteur ». Ils ont également abordé «  l’information du grand public qui, par des gestes simples, peut et doit contribuer à éviter la prolifération du moustique-tigre. » Ceci notamment au travers du site signalement-moustique.fr. 

Originaire dAsie, le moustique tigre, ou Aedes albopictus, sest installé dans les Alpes-Maritimes en 2004 et sest "développé rapidement" depuis, rappelle le ministère. Le moustique tigre est essentiellement urbain et aime les lieux habités par lHomme. "Une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de sen débarrasser", observent les autorités. Le réchauffement climatique et la multiplication des échanges internationaux favorise lexpansion du territoire de cet insecte et des virus quil véhicule. 

Quels sont les bons gestes pour éviter limplantation du moustique tigre ? La réponse ici.

La capitale, jusquici épargnée, fait désormais partie des zones où le moustique est "implanté et actif", tout comme la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et lEssonne. Sur les huit départements dÎle-de-France, seul le Val-dOise est encore vierge de la présence de cet insecte, qui a été "détecté sporadiquement" dans les Yvelines.