Philippe en Seine-Saint-Denis pour lancer le chantier controversé du village olympique – Le HuffPost

Philippe en Seine-Saint-Denis pour lancer le chantier controversé du village olympique - Le HuffPost

JO-2024: Philippe lance les travaux du village olympique en Seine-Saint-Denis

Accompagné de onze membres du gouvernement, Edouard Philippe sest rendu en Seine-Saint-Denis ce lundi 4 novembre, pour donner le coup denvoi du chantier controversé du village des athlètes de Paris 2024.

Cinq jours après un déplacement à Bobigny, le Premier ministre sera de retour dans le département le plus pauvre de métropole qui accueillera le village olympique et paralympique, étendu sur 51 hectares à cheval entre les trois villes de Saint-Denis, Saint-Ouen et LIle-Saint-Denis.    

Paris 2024 : Top départ pour le chantier contesté du village olympique en Seine-Saint-Denis

Au côté notamment du président du comité dorganisation Tony Estanguet, Edouard Philippe a ainsi symboliquement lancé le début du chantier pharaonique qui prendra place pendant trois ans, à Saint-Ouen. A lissue des travaux, le site accueillera près de 15.000 athlètes et officiels en 2024 avant dêtre reconfiguré en un nouveau quartier, comptant plus de 3.000 logements en 2025.

Plus tôt dans la matinée, à Saint-Denis, il a également présidé un comité interministériel pour faire le point sur les projets liés aux JO et tenter de démontrer quils seront bénéfiques, avant comme après la compétition. Il faut quil reste quelque chose, a donc matraqué Edouard Philippe, qui a assuré quil fallait que toute cette organisation, ces financements, cette mobilisation, ne disparaissent pas au moment où la flamme olympique va séteindre.

JO 2024 : les travaux du village olympique – Tous sports – JO 2024

Pour ce faire, le ministre a ainsi annoncé un paquet de 170 mesures en lien avec les JO, déjà prises ou attendues, dévoilées à lissue du comité interministériel. Certaines sont déjà connues, comme la création dune cellule à Pôle Emploi dédiée aux postes liés aux JO, le plan aisance aquatique destiné à lutter contre les noyades, le plan vélo ou encore un système de défiscalisation pour faciliter le sport en entreprises et les inciter à se doter déquipements sportifs, douches et vestiaires.

Stéphane Roussel estime, de toute manière, que les chantiers étaient inévitables :  Ces projets de construction ne sont pas bâtis ex nihilo. Sur le secteur du village des athlètes par exemple, nous avions, bien avant la candidature de la France aux JO, un projet décoquartier.  Le président du département assure quune fois les Jeux olympiques passés, ce ne sont pas dinutiles vestiges qui resteront, mais des quartiers  intégrés aux villes à part entière  :  Cest dailleurs la raison pour laquelle, dès maintenant, la typologie des logements et la configuration des espaces publics sont partie intégrante du projet , affirme-t-il.

Des emplois pour les jeunes du département et la formation de 3.000 personnes en situation de handicap pour devenir bénévoles des Jeux ont aussi été annoncés. Le gouvernement entend ainsi défendre lidée dun héritage de ces JO 2024 qui doivent être un véritable levier de transformation durable pour le territoire et le quotidien des Français, selon Matignon.    

Sil évoque un  soutien de lopinion aux JO 2024 bien plus important en Seine-Saint-Denis quailleurs , le président du département ne peut occulter  linquiétude légitime  de nombre dhabitants. Le village des athlètes, destiné à loger 15 000 sportifs et encadrants, sera bâti sur une zone de 51 hectares, qui est aujourdhui considérée comme un bassin demploi : on y trouve une vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers.

La tâche ne sera pas aisée : des protestations sélèvent déjà contre le projet de village olympique qui promet de faire table rase dune zone où sont implantés plus dune vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers.    

Tous ces bâtiments devront être rasés en 2020 pour loger les quelque 15.000 athlètes et officiels. La plupart des entreprises, qui représentent un millier demplois, ont déménagé dans des villes limitrophes, mais certaines rechignent. En remplacement, deux nouvelles résidences doivent voir le jour en 2022. Mais les résidents refusent le relogement provisoire proposé par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), létablissement public chargé des chantiers des JO.    

Pour sa part, le Premier ministre s’est attaché à souligner l’enjeu de l’après JO. « Tout ce que nous avons mis comme moyens ne doit pas s’évaporer dans quelque chose qui ne reste pas… Ce village, ces bâtiments seront utilisés pendant quatre semaines par les athlètes, puis pendant 60 années pour la population. »

A Saint-Denis, certains habitants craignent, eux, des nuisances en termes de pollution et de circulation. Dans une zone dà peine deux kilomètres, se concentreront ainsi la future piscine olympique, la plus grande gare du Grand Paris, lenfouissement des lignes à haute tension, le mur anti-bruit de lA86 et laménagement des berges de Seine.

Le projet de village olympique de 300 000 m2 s’inscrit pleinement dans l’histoire et dans le projet de Plaine Commune. Autour de la Cité du Cinéma, tout près de la future Gare Pleyel du Grand Paris Express, et en bord de Seine, deviendra après les Jeux un quartier de ville durable équipés de commerces et d’espaces verts. 

On a lexcellence environnementale du village olympique dun côté, et de lautre côté le quartier Pleyel qui sera saturé, dénonce Cécile Gintrac, membre du comité de vigilance JO 2024. La période va être difficile en matière de bruit, de sécurité et de transport, sinquiète le directeur de Supméca.  En réponse, la Solideo promet quil ny aura pas de chantier de nuit et promet linstallation de capteurs de bruit pour moduler lintensité des travaux.

On est dans une transformation profonde dun territoire, on a pleinement conscience collectivement que lon crée des nuisances, mais il faut passer par là, affirme Benoît Piguet, directeur des relations institutionnelles de la Solideo. Ce qui va se passer en trois-quatre ans est la compensation de ce qui ne sest pas passé depuis trente ans. Un message qui fait écho à celui du gouvernent, qui a dévoilé jeudi 31 octobre une batterie de mesures spécifiques pour la Seine-Saint-Denis.

Pour Anne Hidalgo,  » on l’a rêvé et maintenant, c’est là ! Et nous ferons la démonstration de Jeux durables… Paris 2024 seront des Jeux Olympiques inclusifs, des Jeux qui feront rayonner la France, Paris et la Seine-Saint-Denis… »

Cinq ans avant les JO, Edouard Philippe défend déjà lhéritage de Paris-2024: en déplacement en force en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre a donné le coup denvoi du chantier controversé du village olympique et érigé ces Jeux en "accélérateur de politiques publiques" utile à la population.

Mais des protestations sélèvent déjà contre le projet de village olympique qui promet de raser une zone accueillant plus dune vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers, pour y loger près de 15 000 athlètes et officiels.  Cela fait 40 ans que nous sommes là et il ny a plus de place pour nous, cest insultant , déplore Boubacar Diallo, représentant des résidents du foyer de travailleurs étrangers de Saint-Ouen sur lequel a été accrochée une large banderole  En lutte pour un relogement digne .

"Si on veut quils soient réussis, il faut que toute cette organisation, ces financements, cette mobilisation, ne disparaissent pas au moment où la flamme olympique va séteindre. Il faut que tout ça dure", a scandé le Premier ministre à Saint-Ouen où il a symboliquement lancé les travaux pharaoniques du village des athlètes.

Cette visite en force arrive cinq jours après une autre visite en force à Bobigny. Le Premier ministre sera accompagné de 11 ministres dans le département le plus pauvre de métropole, là où sera situé le village olympique et paralympique sur 51 hectares à cheval entre Saint-Denis, Saint-Ouen et LÎle-Saint-Denis. Au côté notamment du président du comité dorganisation Tony Estanguet, Édouard Philippe lancera symboliquement à Saint-Ouen le début de ces travaux pharaoniques qui doivent durer plus de trois ans.

A lissue dun chantier de trois ans, le site de 51 hectares à cheval entre Saint-Denis, Saint-Ouen et LIle-Saint-Denis accueillera près de 15.000 athlètes et officiels en 2024 avant dêtre reconfiguré en un nouveau quartier, comptant plus de 3.000 logements en 2025.

En remplacement, deux nouvelles résidences doivent voir le jour en 2022. Mais les résidents refusent le relogement provisoire proposé par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), létablissement public chargé des chantiers des JO. Le foyer demeure lun des derniers dossiers épineux pour la Solideo qui a acquis  près de 90 % du foncier à lamiable  pour un montant de 110 millions deuros, selon lÉtablissement public foncier dÎle-de-France.

"Il faut quil reste quelque chose, a matraqué Edouard Philippe. Ce quelque chose sera matériel: ce sont les équipements publics, ce village de 51 hectares. Mais cest aussi des pratiques, des politiques publiques (…) et notamment le fait de redévelopper la pratique sportive chez nos concitoyens."

Plus tôt dans la matinée, à Saint-Denis, il présidera un comité interministériel sur les JO et devrait annoncer un paquet de 170 mesures, selon une source proche du gouvernement. Certaines sont déjà connues, comme la création dune cellule à Pôle emploi dédiée aux postes liés aux JO, un système de défiscalisation pour faciliter le sport en entreprise, le plan  aisance aquatique  destiné à lutter contre les noyades ou encore le plan vélo.

Plus tôt dans la matinée, à Saint-Denis, un paquet de 170 mesures en lien avec les JO, déjà prises ou attendues, a été annoncé à lissue dun comité interministériel.

Certaines sont déjà connues, comme la création dune cellule à Pôle Emploi dédiée aux postes liés aux JO, le plan "aisance aquatique" destiné à lutter contre les noyades, le plan vélo ou encore un système de défiscalisation pour faciliter le sport en entreprises et les inciter à se doter déquipements sportifs, douches et vestiaires. 

Localement, des protestations sélèvent par ailleurs déjà contre le projet de village olympique qui promet de raser une zone accueillant plus dune vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers, pour y loger près de 15.000 athlètes et officiels.

Parmi les mesures nouvelles, sont prévus la création dun label égalité hommes-femmes, qui aura vocation à sétendre à dautres événements sportifs, et un plan de formation de jeunes en service civique sur des missions daccompagnement aux JO (10.000 par an à partir de 2020).

Autre objectif: la formation de 3.000 personnes en situation de handicap pour devenir bénévoles des Jeux.

La Solideo promet “quil ny aura pas de chantier de nuit” et assure que “ce qui va se passer en 3-4 ans est la compensation de ce qui ne sest pas passé depuis 30 ans”. Un message qui fait écho à celui du gouvernement qui a dévoilé jeudi une batterie de mesures spécifiques pour la Seine-Saint-Denis.

Par ailleurs, une enveloppe de 20 M EUR sera allouée à un vaste programme de recherche sur la haute performance sportive destiné très concrètement à accroître les chances de médailles en 2024.

A Saint-Denis, certains habitants craignent aussi des nuisances en raison de la concentration, dans une zone restreinte, de la future piscine olympique, la plus grande gare du Grand Paris, lenfouissement des lignes à haute tension, le mur anti-bruit de lA86 et laménagement des berges de Seine.

Localement, des protestations sélèvent déjà contre le projet de village olympique qui promet de raser une zone accueillant plus dune vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers.

Les attentes sont également fortes dans le sport, où la fin des emplois aidés, dans la foulée de lattribution à Paris des JO, le 13 septembre 2017, et les craintes de suppression, puis de changement de statut des 1.600 conseillers techniques sportifs ont soulevé de vives critiques.

"Cela fait 40 ans que nous sommes là et il ny a plus de place pour nous, cest insultant", déplore Boubacar Diallo, représentant des résidents du foyer de travailleurs étrangers de Saint-Ouen sur lequel a été accrochée une large banderole "En lutte pour un relogement digne".  

En remplacement, deux nouvelles résidences doivent voir le jour en 2022. Mais les résidents refusent le relogement provisoire proposé par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), létablissement public chargé des chantiers des JO.

La Solideo promet  quil ny aura pas de chantier de nuit  et assure que  ce qui va se passer en 3-4 ans est la compensation de ce qui ne sest pas passé depuis 30 ans . Un message qui fait écho à celui du gouvernement qui a dévoilé jeudi une batterie de mesures spécifiques pour la Seine-Saint-Denis.

Le foyer demeure lun des derniers dossiers épineux pour la Solideo qui a acquis "près de 90% du foncier à lamiable" pour un montant de 110 millions deuros, selon lÉtablissement public foncier dIle-de-France.

Parmi les mesures nouvelles, sont prévus la création dun label égalité hommes-femmes, qui aura vocation à sétendre à dautres dévénéments sportifs, et un plan de formation de jeunes en service civique sur des missions daccompagnement aux JO (10 000 par an à partir de 2020), selon cette source. 

Egalement mécontente, lécole publique dingénieurs Supméca, dont le campus sera coupé en deux. "On nous supprime notre réserve foncière. Cest largent public qui va permettre de régler le problème des promoteurs privés", tempête son directeur Alain Rivière. 

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La Solideo promet "quil ny aura pas de chantier de nuit" et assure que "ce qui va se passer en 3-4 ans est la compensation de ce qui ne sest pas passé depuis 30 ans". Un message qui fait écho à celui du gouvernement qui a dévoilé jeudi une batterie de mesures spécifiques pour la Seine-Saint-Denis.

Mais des protestations sélèvent déjà contre le projet de village olympique qui promet de raser une zone accueillant plus dune vingtaine dentreprises, trois écoles, un hôtel, une résidence étudiante et un foyer de travailleurs étrangers, pour y loger près de 15 000 athlètes et officiels.

Les attentes sont également fortes dans le sport, où les craintes de suppression, puis de changement de statut des 1.600 conseillers techniques sportifs ont soulevé de vives critiques.

"Les clubs sportifs français sont aujourdhui en plein désarroi", alerte le mouvement olympique français pointant la "diminution de plus de 20% du budget qui leur était consacré par lEtat" et la "diminution sévère des emplois aidés".

Entre les coûts dorganisation et les chantiers, le budget total des Jeux sélève à ce stade à 6,8 milliards deuros, dont 1,5 milliard de dépense publique.