Paris et Saint-Denis : les camps de migrants en cours dévacuation – Le Parisien

Paris et Saint-Denis : les camps de migrants en cours dévacuation - Le Parisien

EN DIRECT – Camps de migrants : Des centaines de personnes en train dêtre évacuées depuis 6h ce matin au Nord Ouest de Paris – Vidéo

PARIS – Des campements de migrants insalubres à cheval sur le nord-est parisien et la Seine-Saint-Denis, à côté de la Porte de la Chapelle, sont en cours de démantèlement ce jeudi 7 novembre depuis près de 6 heures du matin. Pas moins de 600 policiers sont mobilisés pour évacuer entre 600 et 1200 personnes, lesquelles ont été réparties dans des bus. Elles doivent être mises à l’abri dans des centres d’accueil ou des gymnases de la région Île-de-France.

Le périphérique parisien a été partiellement paralysé pour l’opération. 

La préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France avaient annoncé l’opération la veille, quelques heures après que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pris “l’engagement d’évacuer d’ici la fin de l’année les campements du nord-est parisien”, lors des annonces gouvernementales sur l’immigration.

PARU DANS LE JOURNAL DE DEMAIN – Après les annonces du gouvernement sur limmigration mercredi, les camps de migrants de la Chapelle (Paris) et de lavenue Wilson (Saint-Denis) sont évacués jeudi matin.

Mise en oeuvre des annonces sur l'évacuation des #campements du nord parisien. 1ère étape en cours ce matin à #LaChapelle#Wilson.

Importante opération dévacuation de campements de migrants dans le nord-est de Paris

Selon les estimations des associations et des autorités, entre 1.500 et 3.000 exilés vivent dans des tentes aux abords du périphérique parisien, dans des conditions de plus en plus dégradées.

Ce n’est pas l’ensemble des “camps” qui sont évacués ce jeudi, puisque les forces de l’ordre doivent “procéder au démantèlement des campements illicites installés au niveau de la Porte de la Chapelle à Paris XVIIIe et de l’Avenue du Président Wilson à Saint-Denis, ainsi qu’à la mise à l’abri” des occupants, ont annoncé les préfectures dans un communiqué commun. 

“La constitution de campements de personnes migrantes, notamment dans les grandes agglomérations, constitue une anomalie du fonctionnement de notre système dhébergement et dasile”, a expliqué le gouvernement, dans son plan pour limmigration.

L’autre partie, qui se trouve sur le camp voisin de la Porte d’Aubervilliers fera l’objet d’une opération prochaine, tout comme le campement de “la colline au crack” situé non loin.

 Le préfet de la région Michel Cadot, présent sur place a répondu à plusieurs questions lors d’une conférence de presse en présence d’Anne Hidalgo et du préfet de Paris Didier Lallement, promettant notamment qu’une présence policière permanente par la suite empêcherait la recomposition de ces campements. 

Le secteur de la porte de la Chapelle est à éviter absolument en voiture ce jeudi matin. En raison de limportante opération dévacuation de campements de migrants dans le nord-est parisien, les autorités ont bouclé le secteur.

La maire de Paris a de son côté assuré qu’elle avait obtenu des garanties de la part des autorités pour que les personnes soient redirigées vers des centre d’hébergements. “Une de nos conditions, c’était que ça ne peut pas être une évacuation pure et simple, où une partie des gens ici auraient été dirigés vers des centres de rétention. Nous n’aurions pas été présents dans ce cas-là”, a-t-elle déclaré relaie Franceinfo.

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Michel Cadot, prefet :  Lélément nouveau, cest quil y aura désormais une présence policière permanente pour éviter la reconstitution de campements  pic.twitter.com/x7UrVobH9n

Les associations de défense des migrants craignent, elles, que l’opération ne se transforme en vaste coup de filet. “Nous redoutons notamment des placements en détention pour une partie des exilés présents, qui n’auront plus le choix de monter ou non dans les bus”, explique à l’AFP Julie Lavayssière, d’Utopia56.

Les mises à l’abri se feront sur la base du “volontariat”, insiste à l’inverse la préfecture de région.

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Les examens des situations administratives se feront dans un second temps, mais l’accueil reste “inconditionnel”, souligne la préfecture.

La dernière évacuation d’ampleur à Paris dans le 19e arrondissement, s’était également effectuée en plusieurs temps fin mai-début juin 2018, avec plus de 2.000 personnes délogées.

Deux campements regroupant entre 600 et 1200 migrants à cheval sur le nord-est de Paris et la Seine-Saint-Denis sont évacués ce jeudi matin.

La police française a lancé jeudi matin une importante opération d'évacuation de deux campements regroupant entre 600 et 1200 migrants dans le nord-est de Paris. Près de 600 policiers accompagnaient depuis 6h des clandestins qui vivaient sous des tentes de fortune près du périphérique parisien vers des bus pour les emmener dans des gymnases ou des centres d'accueil franciliens.

Cette évacuation d'une ampleur inédite depuis plus d'un an dans la capitale intervient dans un contexte de durcissement de la rhétorique sur la politique migratoire et au lendemain de l'engagement pris par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Il a assuré mercredi lors des annonces gouvernementales sur l'immigration que les campements du nord-est parisien allaient être évacués d'ici la fin de l'année.

Je ne peux pas laisser une situation de danger de cette nature, non seulement pour les gens qui s'installent sur ces bas côtés mais également pour les automobilistes, tout ça ne peut plus durer, et c'est le sens de la fermeté dont je vous parle, a expliqué sur place à la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Cette opération a été décidée dans le cadre de la mise en oeuvre du plan (gouvernemental), elle ne vient pas par hasard, il faut changer de braquet en évacuant les campements, a-t-il ajouté.

Sur les quelque 1500 à 3000 exilés qui vivent dans des tentes sous les pots d'échappement du périphérique et de l'autoroute A1, moins de la moitié, soit 600 à 1200 personnes devaient être évacuées et mises à l'abri dans des centres d'accueil ou des gymnases aux quatre coins de l'Ile-de-France. L'autre partie, qui se trouve sur le camp voisin de la Porte d'Aubervilliers, doit faire l'objet d'une prochaine opération similaire.