Saint-Denis. Après lévacuation du campement de lAvenue Wilson, au tour de la Colline du Crack – actu.fr

Saint-Denis. Après l\évacuation du campement de l\Avenue Wilson, au tour de la Colline du Crack - actu.fr

Paris : Une vaste opération dévacuation de campements de migrants est en cours, 600 policiers déployés

Ce jeudi 7 novembre 2019, plus de 1200 migrants ont été évacués, très tôt dans la matinée, de deux importants campements insalubres à la Porte de la Chapelle, à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Dans le cadre de cette opération de mise à l’abri en ce début de période hivernale, 197 migrants ont été accueillis dans le département, a annoncé dans un communiqué la préfecture du Val-d’Oise.

Cette dernière précise que quatre structures d’hébergement ont ainsi été mobilisées, pour une durée limitée.

Stop. Emmanuel Macron a annoncé labandon du projet Europacity. Pour rappel, il sagit dun mégaprojet de commerces, hôtellerie, loisirs et spectacles porté depuis une dizaine dannées par Auchan allié au groupe chinois Wanda dans le Val-dOise. Le projet était largement soutenu par les élus locaux mais suscitait depuis des années une opposition multiforme, dorganisations écologistes à des associations de commerçants.

La plupart des migrants ont été dirigés vers le Centre d’accueil et d’examen de situation (Caes) de Cergy géré par Esperer 95. La préfecture précise que 104 hommes, seuls, y seront hébergés.

À Bezons, le Foyer de Travailleurs Migrants (Ftm), géré par Adoma, a accueilli 16 personnes, tandis que 30 migrants ont été dirigés vers l’hôtel le point de jour d’Argenteuil, géré par le groupe Sos. Enfin, le site du Cèdre Bleu àSarcelles, géré par France Horizon, logera des familles avec enfants pour un total 47 personnes.

Lire aussi : Camps de migrants à Paris et Saint-Denis : l’évacuation de 1 000 personnes est terminée

À lissue de cet examen, les personnes seront orientées vers un dispositif dhébergement adapté : il sagit notamment de logements sociaux en dehors de lIle-de-France pour les réfugiés, de centres daccueil de demandeurs dasile (Cada) pour les demandeurs dasile enregistrés, et de centres daccueil et dorientation (CAO) en province ou de centres dhébergement durgence (CHU) pour les primo-arrivants désireux de déposer lasile , précise la préfecture.

Les accueils sur ces sites seront provisoires. Ils permettront d’apporter un soutien médical et social à ces personnes et d’examiner leur situation administrative. À l’issue de cet examen, les personnes seront orientées vers un dispositif d’hébergement adapté.

Quatre structures dhébergement ont été mobilisées, à Cergy, Argenteuil, Bezons et Sarcelles. Il sagit du centre daccueil et dexamen de situation, géré par Espérer 95 à Cergy (104 migrants), le Foyer de travailleurs migrants géré par Adoma à Bezons (16 personnes), lhôtel le Point de jour du groupe SOS à Argenteuil (30) et, pour les familles, du Cèdre bleu géré par France Horizon à Sarcelles (47 personnes).

Il s’agit notamment de logements sociaux en dehors de l’Île-de-France pour les réfugiés, de centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) pour les demandeurs d’asile enregistrés, et de centres d’accueil et d’orientation (Cao) en province ou de centres d’hébergement d’urgence (Chu) pour les primoarrivants désireux de déposer l’asile.

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À la suite de cet accueil, le préfet du Val-d’Oise, Amaury de Saint-Quentin, a tenu à rendre hommage « à la mobilisation exceptionnelle des services de l’Etat et de leurs partenaires, notamment les associations, les maires et élus concernés, pour assurer la mise à l’abri dans les meilleures conditions possibles de ces populations ».

Ils sont des milliers à vivre dans des conditions exécrables. Dans la matinée du jeudi 7 novembre, des campements de migrants insalubres vont être démantelés entre le nord-est de Paris et la Seine Saint-Denis. Lannonce, faite ce mercredi 6 novembre par la préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Île-de-France intervient après une déclaration du ministre de lIntérieur.

En effet, Christophe Castaner a pris “lengagement dévacuer dici la fin de lannée les campements du nord-est parisien”, lors des annonces gouvernementales sur limmigration. Selon les estimations des associations et des autorités, entre 1.500 et 3.000 exilés vivent dans des tentes aux abords du périphérique parisien, dans des conditions de plus en plus dégradées.

Un dispositif policier ? Pierre Henry, directeur de lassociation France Terre dasile, qui opère les comptages sur ces camps, pense plutôt quil faudrait "mettre des moyens" et avoir "une capacité dhébergement". "Sans dispositif pensé nationalement", craint-il, "ça recommencera".

Video: Campements de migrants: “Nous ne tolérerons pas de réinstallation” (Préfet de police) | AFP Extrait

Ce nest pas lensemble des camps qui seront évacués jeudi, puisque les forces de lordre doivent “procéder au démantèlement des campements illicites installés au niveau de la Porte de la Chapelle à Paris XVIIIe et de lAvenue du Président Wilson à Saint-Denis, ainsi quà la mise à labri” des occupants, ont annoncé les préfectures dans un communiqué commun. 

Le préfet de région Michel Cadot et le préfet de police Didier Lallement tiendront une conférence de presse à 05h30, en présence de la maire de Paris Anne Hidalgo.