La Seine-Saint-Denis renonce à interdire le Jaccuse de Polanski – Valeurs Actuelles

La Seine-Saint-Denis renonce à interdire le J\accuse de Polanski - Valeurs Actuelles

Jaccuse de Polanski déprogrammé en Seine-Saint-Denis : des élus crient à la censure

Le film Jaccuse continuera finalement dêtre diffusé dans les cinémas publics dEst Ensemble*. Après avoir annoncé mardi soir la déprogrammation du long-métrage de Roman Polanski dans les six salles dont lEtablissement public territorial (EPT) a la gestion, le président (PS) dEst Ensemble Gérard Cosme est revenu sur sa décision, ce mercredi.

A la suite de sa rencontre avec les directeurs des salles concernées dans la matinée, lélu socialiste explique avoir pesé le pour et le contre , et ne pas vouloir être associé à des maires dextrême-droite qui ont pu censurer des œuvres culturelles. Surtout lorsquelles concernent un sujet aussi grave que lantisémitisme .

 Après un débat que jai souhaité en conseil de territoire  sur la programmation du film,  jai décidé à lécoute des interventions de déprogrammer ce film des cinémas publics dEst Ensemble , a tweeté mercredi soir Gérard Cosme, président PS de cet établissement public territorial (EPT), qui compte notamment les villes de Montreuil, Pantin, Romainville ou Bobigny.

Mardi soir, plusieurs élus et militantes féministes sétaient insurgés, lors du conseil territorial, de la diffusion actuelle ou prochainement programmée dans le réseau du film de Roman Polanski.

Comme le Parisien la révélé, le cinéaste vient en effet dêtre à nouveau accusé de viol par une photographe pour des faits remontant à 1975. Mais la décision de Gérard Cosme – qui avait pourtant laissé aux directeurs de salles la décision finale de déprogrammer ou pas – a suscité lindignation, notamment du responsable du cinéma Le Méliès à Montreuil qui a réagi dès mardi soir sur le réseau social Facebook.

 La promotion dun film dont le réalisateur est soupçonné de violences à caractère sexuel, ne fait que raviver pour les victimes les souffrances passées et doivent interroger notre société sur la place que lon accorde à un tel artiste , avait-il ajouté.

Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous naurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères. Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs nest pas suffisante ? sest interrogé Stéphane Goudet.

Plusieurs élus, de droite comme de gauche, sont intervenus lors de cette réunion pour plaider en faveur dune déprogrammation, a précisé Est Ensemble à lAFP.  Aucun élu na pris la parole pour défendre une position inverse , a assuré la collectivité.

Une collectivité de Seine-Saint-Denis veut déprogrammer “Jaccuse” de six cinémas

Gérard Cosme a finalement décidé dappeler seulement au boycott du film, et dentourer plusieurs séances de débats. Ce qui était déjà prévu au Méliès, ce vendredi soir, avec une rencontre autour des violences faites aux femmes organisée par le collectif Collages féminicides de Montreuil et lassociation Nous toutes 93.

Nous sommes le premier réseau de cinémas publics de France. Ce nest pas du contenu dun film contre lequel nous nous insurgeons, mais de la personnalité dun homme abject, Polanski, dont on a fait un héros , regrette Sylvie Badoux, adjointe (PCF) au maire de Bondy, qui était montée au créneau contre la diffusion.

"La promotion dun film dont le réalisateur est soupçonné de violences à caractère sexuel, ne fait que raviver pour les victimes les souffrances passées et doivent interroger notre société sur la place que lon accorde à un tel artiste", avait-il ajouté. 

*Le CinHoche à Bagnolet, Le Ciné-Malraux à Bondy, Le Méliès à Montreuil, Le Ciné 104 à Pantin, Le Trianon à Romainville et LÉcran nomade à Bobigny.

Plusieurs élus, de droite comme de gauche, sont intervenus lors de cette réunion pour plaider en faveur dune déprogrammation, a précisé Est Ensemble à lAFP. "Aucun élu na pris la parole pour défendre une position inverse", a assuré la collectivité.

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Jaccuse de Polanski : vers la déprogrammation du film dans six salles de Seine-Saint-Denis

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Après avoir passé une nuit à peser à nouveau les argumentaires des uns et des autres, avoir vu en réunion durgence les directrices et directeurs de salles concernées, il est apparu que la conviction de la veille de Gérard Cosme était sérieusement entamée et quil nétait plus question de donner des ordres à qui que ce soit sur lopportunité ou pas de passer tel ou tel film à la place dun autre. Si bien quau moment où lon écrit ses lignes à Montreuil a pu se tenir le débat organisé au Méliès avec les associations féministes Nous Toutes et Collage Féminicide sur Choisir de voir ou non le dernier Polanski ? sachant quelles sont a priori défavorables au fait de le voir mais certainement pas hostiles au dialogue. Dautres débats sur la violence contre les femmes seront dailleurs organisés pour encadrer les projections dans les salles dEst Ensemble.

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Un conseil houleux sest tenu ce mardi soir à Romainville, où le sujet Polanski a occupé lessentiel des débats dans un climat survolté avec des appels à déprogrammation émanant de divers élus aussi bien communistes, LFI, écolos, UDI, etc. La fronde était menée en particulier par la maire socialiste de Bondy, Sylvine Thomassin, dans le Parisien sest dite effarée que ladministration des salles se permette une telle diffusion, sans demander ce que les politiques en pensent. Il se trouve que la liberté de programmation dans les salles municipales, subventionnées par la ville, est quand même un principe cardinal qui fait de ces lieux de culture autre chose que des vecteurs de communication politique, voire de propagande à lusage des édiles, de quelques bords politiques quils soient.

 Black Friday 2019 : jusqu’à -40% sur l’électroménager chez La Redoute

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“Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous naurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères”, avait pour sa part écrit sur Facebook Stéphane Goudet, le directeur du Méliès, à Montreuil. “Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs nest pas suffisante ?”, sétait interrogé le directeur.

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Après avoir “entendu la position des élus hier soir”, “jai entendu ce matin celle des directeurs” de cinémas, a-t-il déclaré mercredi matin aux médias. “Jai échangé avec eux sur la liberté artistique. Après avoir entendu chacun, en mon âme et conscience, je maintiens la programmation de +Jaccuse+” en demandant quil y ait des débats qui accompagnent la diffusion du film, a-t-il ajouté.

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Face à lopposition de directeurs de cinéma et délus, la collectivité Est Ensemble, qui regroupe neuf communes de Seine-Saint-Denis, a annoncé mercredi avoir renoncé à demander la déprogrammation du film “Jaccuse” de Roman Polanski de ses six cinémas publics.

POLÉMIQUE – Des élus et des directeurs de cinémas de Seine-Saint-Denis ont dénoncé ce mercredi 20 novembre une “censure” après la décision de la collectivité Est Ensemble de déprogrammer le film “J’accuse” de Roman Polanski de ses six cinémas publics.

Mardi soir, le président socialiste de la collectivité, Gérard Cosme, avait annoncé lors dun conseil de territoire cette décision, alors que M. Polanski fait lobjet dune nouvelle accusation de viol de la part dune photographe française.

Le collectif Est Ensemble renonce à sa demande de déprogrammation du film Jaccuse

C’est une “première en France”, a fustigé Stéphane Goudet, directeur du cinéma Le Méliès à Montreuil, dans un post sur Facebook.

“Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous naurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères”, a poursuivi le directeur du Méliès. “Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs nest pas suffisante ?”

Mardi soir, lors d’un conseil de territoire, Gérard Cosme, le président PS de la collectivité Est Ensemble, qui regroupe neuf villes de Seine-Saint-Denis, avait annoncé sa décision de “déprogrammer” le film en raison de la nouvelle accusation de viol portée contre son réalisateur.

Après un débat que jai souhaité en conseil de territoire sur la programmation du film Jaccuse de #PolanskiJai décidé à lécoute des interventions de déprogrammer ce film des cinémas publics @Est_Ensemble

Cette décision, soutenue par des élus de droite et de gauche, doit être soumise mercredi aux directeurs des six cinémas concernés qui ont la possibilité de ne pas lappliquer.

Jaccuse de Roman Polanski déprogrammé en Seine-Saint-Denis ?

Cette décision, soutenue par des élus de droite et de gauche, devait être soumise mercredi aux directeurs des six cinémas concernés qui auraient eu la possibilité de ne pas l’appliquer.  

Mais face à l’opposition de directeurs de cinéma et d’élus, la collectivité Est Ensemble a annoncé ce mercredi 20 novembre qu’elle renonçait à demander la déprogrammation du film.

Symboliquement, Sylvine Thomassin a accroché un soutien-gorge devant son pupitre. Lors du conseil de territoire dEst Ensemble ( Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville ) ce mardi soir à Romainville (Seine-Saint-Denis), la maire PS de Bondy a fait part de sa colère devant ses collègues et demandé la déprogrammation des cinémas publics dEst Ensemble du film Jaccuse de Roman Polanski, accusé de viol par la photographe Valentine Monnier comme nous le révélions il y a quelques jours. Ce quelle a obtenu.

Neuf communes françaises veulent déprogrammer le film de Polanski Jaccuse des cinémas

Après avoir “entendu la position des élus hier soir”, “j’ai entendu ce matin celle des directeurs” de cinémas, a-t-il déclaré mercredi matin aux médias. “J’ai échangé avec eux sur la liberté artistique. Après avoir entendu chacun, en mon âme et conscience, je maintiens la programmation de +J’accuse+” en demandant qu’il y ait des débats qui accompagnent la diffusion du film, a-t-il ajouté. Il rappelle qu’à “titre personnel”, il appelle à ne pas aller voir ce film.

Dans la salle du conseil, des militantes féministes ont brandi des soutiens-gorge et des affiches sans appel : Le viol nest pas du cinéma ou encore Jaccuse Polanski . Sylvie Badoux, maire-adjointe de Bondy et vice-présidente dEst Ensemble, est également intervenue devant ses pairs : Oui, il y a urgence ! Ce soir, nous sommes nombreuses et nombreux à dire Jaccuse… et à dire stop à la culture du viol !

“J’estime qu’en programmant ce film je ne cautionne pas tous les violeurs de France”, a dit à l’AFP Annie Thomas, directrice du cinéma Le Trianon à Romainville.

“Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous n’aurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères”, avait pour sa part écrit sur Facebook Stéphane Goudet, le directeur du Méliès, à Montreuil. “Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs n’est pas suffisante ?”, s’était interrogé le directeur. 

“Je suis également profondément convaincue que jamais la censure d’une œuvre ne plaidera pour quelque cause que ce soit”, avait aussi écrit sur le réseau social Alexie Lorca, adjointe à la culture de la ville. 

De son côté, l’avocat du cinéaste, Hervé Temime s’était dit auprès de l’AFP “atterré par cette décision à laquelle M. Polanski ne souhaite pas réagir”.

Avec six cinémas et 13 écrans, Est Ensemble se présente comme le “premier réseau de cinémas publics de France”.