Seine-Saint-Denis. Mobilisation devant un lycée après deux meurtres délèves en deux mois – Ouest-France

Seine-Saint-Denis. Mobilisation devant un lycée après deux meurtres délèves en deux mois - Ouest-France

Elle nous avait prévenus: Onde de choc devant le lycée de ladolescente immolée

REPORTAGE – Lélève qui sest immolée et jetée dans le hall de son lycée lundi après-midi était harcelée sur les réseaux sociaux. Son lycée en était averti.

Timide, gentille, introvertie et attentionnée. Voilà les qualificatifs qui revenaient aux bouches des élèves du lycée Georges Clemenceau, à Villemomble (Seine-Saint-Denis), en décrivant leur camarade de première Emma *, 18 ans, qui sest immolée par le feu avant de se jeter dun étage dans le hall de son école vers 15 heures lundi après-midi.

Elle a été transportée à lhôpital dans un état très grave. Après son geste, plusieurs rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux, évoquant notamment un harcèlement dont elle aurait été victime. “En létat, nous navons aucun élément” en ce sens, a dit à lAFP une source proche de laffaire. Une enquête a été ouverte, confiée au commissariat local. Un travail doit être mené au sein de létablissement avec les élèves sur “la propagation des rumeurs sur les réseaux sociaux”, a précisé le rectorat.

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“Cette journée est un moment où il faut que lémotion puisse sexprimer et les cours ne reprendront pas forcément cet après-midi”, a ajouté le recteur, qui sest à nouveau rendu sur place mardi matin, au lendemain du drame. Lundi, vers 15H00, la jeune fille, élève en première, sétait aspergée dun produit inflammable puis avait mis le feu avant de se jeter dans le hall du lycée, devant plusieurs dizaines de témoins.

Assez solitaire, la jeune fille suivie pour troubles psychiatriques avait déjà fait part de son envie de mettre fin à ses jours à ses camarades via les réseaux sociaux. Son professeur principal en avait été averti et elle avait été éloignée du lycée pendant trois semaines avant de passer à lacte. En cause daprès les témoignages de ses proches ce matin: le harcèlement sur les réseaux sociaux.

“Le lycée a accompagné cette jeune fille, elle était suivie médicalement et il y a eu une grande bienveillance envers elle depuis son arrivée dans létablissement”, a dit aux médias le recteur de lacadémie de Créteil, Daniel Auverlot. Les cours ont été suspendus mardi au lycée Georges Clemenceau de Villemomble, où une cellule découte a été mise en place.

Londe de choc était encore violente et perceptible sur tous les visages ce mardi matin devant les grilles du lycée, alors que les cours avaient été remplacés par des dialogues avec les professeurs principaux dans chaque classe, et une cellule psychologique spécifique dans la classe de la jeune fille. Je nai pas réussi à dormir, avoue Mehdi*, qui a vu Emma au sol en sortant de sa classe. Quand on a entendu la sirène, beaucoup ont cru quil fallait sortir du lycée alors quon aurait dû rester confinés, cest comme cela quon a vu Emma Allongée au sol, le visage en sang. Inès aussi, élève dune autre classe de première, est passée devant le corps de sa camarade. Elle pouvait encore bouger et semblait consciente. Je lai vue tourner la tête vers nous quand on est passé, nous raconte avec émotion sa camarade.

Dans un communiqué, le syndicat lycéen FIDL a dénoncé un drame qui révèle “un réel manque de moyens au sein de lEducation nationale pour repérer et(…)

Tous décrivent une jeune fille introvertie mais souriante, isolée mais appréciée. Elle était tellement contente davoir pu entrer en première avec les matières de son choix, explique Adam, un jeune homme de seconde qui sétait lié damitié avec ladolescente. Elle cachait très bien son mal-être, parce quelle paraissait toujours heureuse.

Cétait une jeune fille plutôt isolée, qui navait pas énormément damis, mais la classe a toujours été très bienveillante avec elle, explique quant à lui son professeur de français en enjoignant ses élèves à rentrer dans le lycée pour dialoguer avec les médecins et enseignants réunis pour loccasion.

Daprès les témoignages que nous avons recueillis, la jeune fille plutôt timide semblait être appréciée dans son établissement. Ce qui ne lempêchait pas dêtre victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. Dans un message envoyé via un compte anonyme quelques jours avant la rentrée de septembre et dont nous avons pu prendre connaissance, elle avait averti ses camarades de classe: Il y a des semaines où cest compliqué, jai perdu mon père et jai rencontré des problèmes liés à ma sexualité je nen peux plus de ma vie. Lundi ce sera fini.

Quand on a lu ça, on est allés la voir et on en a averti notre professeur principal, explique Bastien, un de ses camarades. Elle est partie pour trois semaines de lécole pour être suivie et nest revenue que la semaine dernière. Lune de ses amies, à qui la jeune fille se confiait, confirme que certains sen prenaient à elle sur les réseaux sociaux, notamment en raison de ses relations amoureuses.

Ce matin, les camarades dEmma se sentaient bien impuissants. Je me rends compte que je ne la connaissais pas assez, Elle nous avait prévenus!, Si javais pris plus de temps avec elle… sont des mots qui reviennent beaucoup. Tout comme une certaine rengaine contre la direction du lycée . On leur a dit. On les a prévenus, poursuit Léna. Mais ils nont pas réussi à larrêter à temps.

Lheure est maintenant à lattente pour les amis dEmma qui ont habillé de petites pancartes de carton la grille du lycée: Toute notre force avec toi, ton lycée te soutient, beaucoup de pensées. Lenquête confiée au commissariat local est toujours en cours, sans élément nouveau pour linstant concernant létat de santé de la jeune fille transférée à lhôpital hier en fin daprès-midi dans un état très grave.

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Timide, gentille, introvertie et attentionnée. Voilà les qualificatifs qui revenaient aux bouches des élèves du lycée Georges Clemenceau, à Villemomble (Seine-Saint-Denis), en décrivant leur camarade de première Emma *, 18 ans, qui sest immolée par le feu avant de se jeter dun étage dans le hall de son école vers 15 heures lundi après-midi.

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Londe de choc était encore violente et perceptible sur tous les visages ce mardi matin devant les grilles du lycée, alors que les cours avaient été remplacés par des dialogues avec les professeurs principaux dans chaque classe, et une cellule psychologique spécifique dans la classe de la jeune fille. Je nai pas réussi à dormir, avoue Mehdi*, qui a vu Emma au sol en sortant de sa classe. Quand on a entendu la sirène, beaucoup ont cru quil fallait sortir du lycée alors quon aurait dû rester confinés, cest comme cela quon a vu Emma Allongée au sol, le visage en sang. Inès aussi, élève dune autre classe de première, est passée devant le corps de sa camarade. Elle pouvait encore bouger et semblait consciente. Je lai vue tourner la tête vers nous quand on est passé, nous raconte avec émotion sa camarade.

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