Près de 500 gilets jaunes au plus fort de la manifestation à Saint-Etienne, la nationale 88 bloquée – France Bleu

Après un premier événement ce jeudi 24 octobre, soutien aux cheminots , ayant rassemblé une quarantaine de manifestants Gare de Perrache en soirée, les sympathisants des Gilets jaunes sont appelés à rejoindre deux manifestations à Lyon pour l’Acte 50.

À 14 heures, place Guy-Moquet à Vaulx-en-Velin, l’Association des Victimes des Crimes Sécuritaires appelle au rassemblement « pour se rappeler des êtres chers tués ou violentés aux mains de la police, pour exiger la justice pour nos proches ». Deux points de ralliement sont annoncés : 15 heures, métro Charpennes, et 15 h 30, place Guichard. Les Gilets jaunes ont annoncé leur intention de participer à la marche, qui prendra fin devant le Palais de Justice à Lyon 5e.

JUSTICE. Un policier sympathisant gilets jaunes insulte ses collègues : 2 000 euros damende

Seconde manifestation et seconde convergence souhaitée : « Contre l’agression de l’armée turque contre le Rojava et les Syriens du Kurdistan. » Le départ est prévu à 16 h 30, place Guichard, pour une arrivée place Jean-Macé. Les organisateurs des deux mobilisations évoquées ont déposé leurs parcours à la Préfecture.

Mais les services de l’Etat ont, via un nouvel arrêté préfectoral, reconduit le périmètre d’interdiction pour tous « cortèges, défilés et rassemblements revendicatifs », de 10 à 22 heures, ce samedi 26 octobre.

Depuis la « rentrée » des Gilets jaunes à Lyon, début septembre, chaque samedi fait l’objet d’un périmètre d’interdiction de manifestations, quasiment identique, concentré sur l’hypercentre de la ville.

Un capitaine de police, jugé pour outrage et rébellion après avoir traité ses collègues de “bande de pédales” lors d’une manifestation de gilets jaunes, a été condamné vendredi à 2 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris.

Nicolas C., en poste au service informatique du ministère de l’Intérieur, n’était pas en service lorsqu’il défilait, le samedi 21 septembre, sur l’avenue des Champs-Élysées. Le gradé, qui s’est lui-même décrit pendant sa garde à vue comme un “sympathisant” du mouvement de contestation, a copieusement insulté une brigade de police motorisée lors de la manifestation.

Repéré et arrêté un peu plus tard, il opposera de la résistance selon les policiers qui sont intervenus, ce qu’il a contesté. Le tribunal l’a d’ailleurs relaxé des faits de rébellion et débouté les parties civiles de leur demande de dommages et intérêts.

Lors de l’audience le 11 octobre, le policier a expliqué avoir dit “de loin” ce qu’il pensait des “voltigeurs”, terme utilisé pour désigner les policiers à motos lors des manifestations.

Nicolas C. a précisé les avoir qualifiés “probablement de branleurs, éventuellement de lopettes”. Il a également reconnu que l’emploi de l’expression “bande de pédales”, figurant au dossier, pouvait “correspondre” à ses propos tout en se défendant d’être “homophobe”.

Passé par la prestigieuse brigade criminelle du 36 Quai des Orfèvres, les services de renseignement et de l’antiterrorisme, le prévenu, en dépression depuis deux ans, avait expliqué ressentir de la “tristesse” par rapport “à l’actualité, ce qui s’est passé au Bataclan”, en référence aux attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris.

Suspendu pendant quatre mois à titre conservatoire, il est sous le coup d’une procédure disciplinaire.