Saint-Nazaire. Les Gilets jaunes maintenus hors du centre-ville – Ouest-France éditions locales

Saint-Nazaire. Les Gilets jaunes maintenus hors du centre-ville - Ouest-France éditions locales

Eric Drouet “dégoûté du mouvement”, Maxime Nicolle pour des “opérations coups de poing” : y aura-t-il un “acte 27” ? – LCI

Environ 300 personnes se sont réunies, à 14h, place Antonin-Poncet (Lyon 2e), ce samedi après-midi. Loin des 2500 du samedi précédent, où le rassemblement national était prévu à Lyon.

Sen est suivi, après, comme souvent, un jeu du chat et de la souris avec les forces de lordre. Tout laprès-midi. Les manifestants ont dabord tenté de rejoindre le nord de la Presquîle. En vain. Ils ont ensuite emprunté la très animée rue des Maronniers où les restaurants et les terrasses étaient encore bondés avant 15h. Mais ils ont encore été repoussés par les forces de lordre rue de la Barre.

Entre 15 et 16h, la situation a longtemps été tendue et confuse quai Gailleton, sur les quais du Rhône, à hauteur du pont de la Guillotière. A plusieurs reprises, les forces de lordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Quel mouvement d'ampleur… Rien à proposer sinon du populisme, de la jalousie, pour ne pas dire de la haine. Des gens à qui on a trop répéter de grand principes égalitaristes et qui voudraient – au nom de l'égalité, qu'un soudeur ou qu'un peintre puisse se voire confier n'importe quelle responsabilité… parce qu'il le vaut bien, tiens ! . Demain Jojo le soudeur deviendra chirurgien, avec les responsabilités et la paie, parce qu'il n'y a pas de raison… ou alors député, toujours parce qu'il le vaut bien… Ben non. Il existe quelques pré-requis à certaines fonctions. Et pour voter des lois, diriger un pays, il faut être élu. Et pas seulement gueuler très fort dans la rue, même pendant quelques mois.

Acte 27 des Gilets jaunes à Lyon: quatre manifestants interpellés

Puis, une partie des manifestants a continué le périple de lautre côté du Rhône, dans le 7e arrondissement. Pas tous. Certains avaient quitté le cortège qui ne savait pas vraiment où aller. La “manifestation” a continué place Raspail, quai Claude Bernard puis dans plusieurs artères du 7e arrondissement. Avant de sestomper petit à petit, comme chaque samedi.

En dépit de maigres cortèges ces dernières semaines, le noyau dur des "gilets jaunes" entend manifester samedi en France pour les six mois de cette contestation sociale inédite, à une semaine des élections européennes.

Aucune manifestation na été déclarée en Préfecture cette fois. Environ 300 personnes se sont réunies, à 14h, place Antonin-Poncet (Lyon 2e). Les manifestants ont tenté de rejoindre le nord de la Presquîle. En vain. Ils ont été repoussés par les forces de lordre. Ils ont ensuite emprunté la très animée rue des Maronniers où les restaurants et les terrasses étaient bondés. Mais ils ont été bloqués par les forces de lordre rue de la Barre.

Pour cet acte 27, des "appels nationaux" ont été lancés pour se rassembler à Reims et Nancy après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à ses plus bas niveaux depuis le début du mouvement le 17 novembre.

Depuis 15h30, la situation est clairement tendue et confuse quai Gailleton, sur les quais du Rhône, à hauteur du pont de la Guillotière. A plusieurs reprises, les forces de lordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. La circulation est coupée sur le quai Gailleton. La station de métro Bellecour, elle, nest plus desservie depuis 15h (ligne A comme ligne D).

A Paris, plusieurs rassemblements concurrents sont prévus, dont un au départ de la Défense pour finir à Montmartre. Un autre envisage de défiler sur les Champs-Élysées mais lavenue est, depuis plusieurs semaines, interdite à la manifestation.

Ils étaient environ 2500 samedi dernier, le 11 mai, lors de la manifestation nationale à Lyon. Les Gilets jaunes sont beaucoup moins nombreux, ce samedi, lors de lacte XXVII de mobilisation. Mais cest toujours la pagaille.

Six mois après le début du mouvement, les Gilets jaunes restent mobilisés

Devant cet éparpillement des défilés et des mots dordre dans la capitale, Éric Drouet, une des figures du mouvement, a appelé dimanche dans une vidéo à "arrêter les cortèges à thème". "Je ne cautionne pas du tout ces marches qui deviennent de plus en plus ridicules", a fustigé le chauffeur routier. "Plein de gens, et jen fais partie, sont en train dêtre dégoûtés du mouvement", a-t-il averti.

Au fil des semaines, à l'automne dernier, le mouvement a pris de l'ampleur, obligeant Emmanuel Macron à annoncer plusieurs mesures le 10 décembre (hausse du Smic de 100 € par mois, annulation partielle de la hausse de la CSG pour une partie des retraités, prime de fin d'année demandée aux entreprises). Des annonces qui n'ont pas calmé la colère des manifestants. Samedi après samedi, les Gilets jaunes sont restés mobilisés. Des manifestations de plus en plus violentes avec des blessés graves dans chaque camp, Gilets jaunes et forces de l'ordre, des mutilés et une polémique sur la dangerosité des LBD, les lanceurs de balle de défense.

Dautres rassemblements sont prévus, par exemple à Besançon ou à Saint-Nazaire, où la préfecture a pris un arrêté interdisant la manifestation non déclarée des "gilets jaunes" dans le centre-ville.

Comme tous les samedis, les Gilets jaunes toulousains devaient se rassembler à partir de 13h30 au métro Jean-Jaurès pour défiler dans le centre-ville. Une nouvelle fois, la place du Capitole a été interdite aux manifestants par la préfecture, de 10 heures à 21 heures, sous peine d'une amende de 135 €. Les blindés de la gendarmerie et les canons à eau des CRS seront à nouveau mobilisés. Des appels à retourner sur les ronds-points ont aussi été lancés à Toulouse, Colomiers ou Muret.

"Chaque semaine, quand on déclare la manifestation, le préfet nous promet que tout se passera bien, quon ne se fera pas gazer et chaque semaine, ça se passe mal. Alors on a décidé de ne pas déclarer la manifestation et de changer de stratégie, de revenir aux sources", a indiqué à lAFP Fabrice, membre du pôle média des "gilets jaunes" de la région lyonnaise.

En déplacement, ce vendredi à Biarritz, Emmanuel Macron a jugé que le mouvement des Gilets jaunes n'avait "pas de débouché politique", appelant "au calme" ceux qui continuent à manifester. Il estime que "la démocratie, ça ne se joue pas le samedi après-midi". Le chef de l'Etat considère qu'il a "apporté des réponses aux Français" le 10 décembre et au cours de sa conférence de presse.  

Si le 1er mai avait largement rassemblé syndicats et "gilets jaunes", lacte 26 samedi dernier avait réuni 18.600 manifestants en France selon le décompte officiel contesté par les "gilets jaunes", qui en dénombraient 37.500.

Jusqu'à 16 heures, tout s'est déroulé dans le calme, les manifestants se trouvaient alors place Wilson. Une partie d'entre eux a fait mine de vouloir se rendre place du Capitole, toujours interdite aux manifestants. C'est alors qu'un bref affrontement a eu lieu avec les forces de l'ordre au square Charles-de-Gaulle. Du gaz lacrymogène a été lancé pour repousser les manifestants. Quelques minutes après, l'hélicoptère de la gendarmerie a fait son apparition dans le ciel toulousain, un signe désormais bien connu de la volonté des forces de l'ordre de mettre fin à la manifestation. De nouveaux affrontements avec jets de gaz lacrymogène ont alors eu lieu vers 17 heures à Esquirol et se sont poursuivis rue Alsace-Lorraine dans l'heure qui a suivi. En fin d'après-midi, l'ensemble des manifestants restants se trouvaient à Wilson.

PHOTOS-VIDEOS. Gilets jaunes : 12 interpellations et de nombreux dégâts à Reims

Pour "celles et ceux qui continuent à faire cela, il ny a plus de débouchés", a déclaré vendredi Emmanuel Macron lors dun déplacement à Biarritz. "Nous avons fait notre part de travail", a estimé le président, en évoquant les "réponses" apportées par les mesures annoncées après le grand débat. Il a appelé "au calme" et a invité les mécontents "à se présenter aux élections" futures.