DPE : quelles sont les villes françaises les plus énergétiquement performantes ? | Seloger – SeLoger.com

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Facture énergétique : où sont les logements les plus performants ?

Une vitrine dagence immobilière à Agen. Photo DDM archives, Jean-Michel Mazet Publié le 09/09/2019 à 09:18 Énergie, Société, Economie lessentiel Un baromètre établit le palmarès des villes et des régions en fonction des disparités énergétiques des logements. Propriétaires et locataires ne sont pas à égalité selon les régions. L'Occitanie figure en bonne position dans le classement. Vous trouvez forcément votre facture d'énergie trop chère. Mais vous n'êtes pas à plaindre. Ça pourrait être pire … Une première étude sur les disparités énergétiques par ville et par département, menée par le site d'annonces immobilières SeLoger.com, vient de paraître.

Le baromètre se base sur le DPE (diagnostic de performance énergétique), devenu obligatoire depuis 2007, pour la location et la vente de tout logement. Il comprend un descriptif du bâti, des systèmes de chauffage et de ventilation et la consommation d'énergie en kilowattheures (kWh) en euros. Il tient aussi compte de la date de construction, de l'isolation, de la taille du logement ou de l'exposition. Le DPE permet de donner une note à l'habitation entre A et G.

Sans surprise, les villes du sud sont en tête du classement rendu public par le Parisien. Toulon est en tête avec seulement 145 kWh/m²/an. Montpellier est en seconde position avec 161 kWh/m²/an. Toulouse n'est pas loin derrière en troisième place avec 166 kWh/m²/an. A l'autre bout du classement, trois villes du nord sont en queue de peloton : Paris, Lille et Reims. Au sein d'une même ville, les classements peuvent évoluer entre quartiers anciens et quartiers récents.

Dans le classement par département, l'Aude, la Haute-Garonne, le Gers, les Pyrénées-Orientales, l'Hérault et le Gard figurent au rang des bons élèves avec une consommation annuelle moyenne inférieure à 173 kWh/m²/an. Le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Lot ont une consommation légèrement supérieure, entre 174 et 203 kWh/m²/an. Le Lot-et-Garonne figure au milieu du classement avec une fourchette comprise entre 204 et 223 kWh/m²/an. Les moins bons élèves du baromètre sont l'Ariège, les Hautes-Pyrénées et l'AVeyron, trois départements froids, avec une consommation annuelle moyenne entre 247 et 304 kWh/m²/an. La Lozère fait partie des plus mauvais élèves avec une consommation supérieure à 305 kWh/m²/an.

Avis aux propriétaires de logements mal classés : à partir du 1er janvier 2021, les logements classés F et G se verront appliquer une hausse limitée des loyers. Le montant prévisionnel des dépenses d'énergie devra également figurer en euros dans les annonces immobilières. De quoi inciter encore plus les propriétaires à améliorer la consommation énergétique de leurs biens … et les factures.

Calcul simple. Isoler une maison et changer portes et fenêtres coûte, au bas mot 45 à 50 000 euros. Economie “possible”1500 euros par an… Question : dans combien de temps aurai- je amorti cet investissement (réalisé avec un prêt à 3% ou plus) ??? Je mangerai les pissenlits par la racine bien avant.

Moooaaarfffff. Qualifier de bons élèves les régions du sud est une plaisanterie. Cest seulement et uniquement leffet du climat. Ou, pour ceux qui connaissent le fait que dans le sud il y a moins de DJU que dans le nord. Dans le nord quand il fait beau les gens en sont contents. Dans le sud quand il fait beau les gens en sont fiers. ☺☺

Encore un article pour favoriser le BTP. Il faut peut-être être réaliste. Avec un pouvoir dachat régulièrement en baisse par la non revalorisation des retraites, les retraités ne vont pas sendetter sur 20 ans pour investir dans des travaux quils ne pourront pas amortir.

Alors que le dispositif de diagnostic de performance énergétique (DPE), qui mesure les capacités disolation thermique et la consommation en énergie dun logement, va être revu en profondeur, le site SeLoger, spécialiste des annonces immobilières, livre sa toute première étude sur les disparités énergétiques entre les régions et les villes françaises.

Pour rappel, le DPE dun logement doit obligatoirement accompagner sa vente depuis 2007. Comme son nom lindique, il précise sa performance énergétique à travers plusieurs facteurs, et notamment la consommation dénergie en kilowattheures (KWh) et en euros, ainsi quun descriptif du bâti (murs, fenêtres, portes, plafond, plancher, etc.) et des systèmes (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation et refroidissement).

En résulte une lettre, de A (pour les logements les plus performants) à G (les moins performants). Il permet ainsi au futur acquéreur/locataire destimer le montant des factures délectricité et de gaz à venir. En France, le logement est responsable de plus du quart (26 %) des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Premier enseignement de cette étude, que nous avons pu consulter en avant-première : la piètre qualité énergétique du parc immobilier français. La moyenne nationale du DPE y est en effet de 250 kilowattheures par mètre carré (kWh/m²). Cela correspond à un classement énergétique de catégorie E, soit lavant-avant dernier niveau sur une échelle qui en compte sept. Un classement dautant plus préoccupant que les deux autres niveaux (F et G) définissent ce que lon appelle une passoire thermique . Or le parc immobilier français en compte plus de 7 millions et demi, soit le tiers de lensemble des logements.

Sans surprise, puisque le DPE dépend en partie du volume dénergie consommé : le top 3 des villes les moins énergivores se trouve dans le sud de la France. Sur la plus haute marche du podium : Toulon, avec seulement 145 kWh/m²/an. Suivi de Montpellier (161 kWh/m²/an) et Toulouse (166 kWh/m²/an). Idem pour les trois villes les plus énergivores, qui se situent dans la moitié nord du pays avec Paris (242 kWh/m²/an), Lille (266 kWh/m²/an) et Reims (266 kWh/m²/an).

Mais la situation géographique et lensoleillement ne sont pas les seuls facteurs, souligne Bertrand Gstalder, le patron de SeLoger. Le DPE tient également compte de la date de construction du logement, de la superficie, du niveau disolation, de lexposition, du nombre doccupants, de lénergie utilisée pour le chauffage, etc.

Fait étonnant, de fortes disparités existent à lintérieur dune même ville. Ainsi à Paris, Marseille et Lyon, les arrondissements dont le parc immobilier affiche les meilleures performances énergétiques sont le XIIIe arrondissement de Paris (204 kWh/m²/an), le XIe marseillais (155 kWh/m²/an) et le VIIIe lyonnais (183 kWh/m²/an).

Les raisons ? Le parc immobilier de ces arrondissements est souvent plus récent, analyse Bertrand Gstalder. Ainsi, à Paris, les tours du XIIIe arrondissement sont effectivement plus vertueuses énergétiquement que les immeubles haussmanniens dautres quartiers.

Autre facteur : la taille du logement. Les petites surfaces, studios ou T2, sont largement représentées dans des centres-villes comme à Paris, reprend encore lexpert de SeLoger. Or ces logements sont plus souvent chauffés à lélectricité, avec des appareils pas forcément très récents. De quoi faire grimper la facture de leurs occupants, et baisser le DPE du logement.

Depuis sa création, le DPE fait lobjet de nombreuses critiques (manque de fiabilité, de cohérence…). Une refonte du programme de rénovation du parc immobilier est en cours. Le gouvernement a également annoncé dimanche le lancement dun nouveau service daccompagnement pour la rénovation énergétique auprès des collectivités et des particuliers, aux contours pour le moment encore assez flous. Seule certitude : lenveloppe dédiée à ce programme pourra atteindre 200 millions deuros sur la période 2020-2024 , selon un communiqué du ministère de la Transition écologique.

Autre étape : dès le 1er janvier 2021, les propriétaires de logement classé F ou G seront limités dans les hausses quils souhaiteraient appliquer à leurs loyers. Le montant prévisionnel des dépenses dénergie devra également figurer en euros dans les annonces immobilières.

Plus coercitif encore, à partir de 2028, lintégralité du parc immobilier devra, sauf exceptions, être classée -au minimum- E et afficher une consommation inférieure à 330 kWh/m²/an. Des sanctions pourront sappliquer aux propriétaires de passoires thermiques qui tarderaient à rénover leurs logements.

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