Toulouse: Près de 350 personnes suivies pour radicalisation

SECURITE En Haute-Garonne, les services de renseignement suivent près de 350 personnes radicalisées. C’est le deuxième département de France le plus touché par ce phénomène…

Depuis des années, Toulouse est connu pour être un terreau fertile en matière de radicalisation. Les frères Clain, auteurs de la revendication des attentats du 13 novembre 2015, y ont fait leurs armes. Avec l’affaire Merah, la Ville rose fut aussi la première à être touchée par une attaque terroriste lors de cette décennie.

« Dans le département, 350 personnes sont suivies pour des faits de radicalisation. Nous sommes en deuxième position avec Marseille derrière l’Île-de-France », a indiqué lundi le préfet de la Haute-Garonne, Pascal Mailhos lors de la présentation du bilan de la délinquance.

Après une baisse de – 7,7 % en 2016, le nombre de cas de surendettement a continué à chuter en 2017 de -9,6 % dans le département de la Haute-Garonne. C’est ce que révèle le bilan de la commission de surendettement sur l’année qui vient de s’achever, présenté lundi 12 février au siège régional de la Banque de France à Toulouse. Dans la région Occitanie, cette baisse s’élève à – 6,4%.

350 personnes radicalisées recensées à Toulouse et dans sa région

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La délinquance en hausse de 1% en 2017 en Haute-Garonne

Une centaine de plus qu’il y a deux ans, mais ce sont souvent les mêmes personnes que l’on retrouve d’une année sur l’autre. Toutes les semaines, un suivi des personnes signalées est réalisé par les services de l’État et du renseignement. L’an dernier, la gendarmerie en a recensé 85 dans sa zone.

Avec Lyon, Toulouse est la ville qui transmet le plus de cas au parquet antiterroriste. Le procureur de la République de Toulouse a également mis l’accent sur le travail primordial fait dans la capitale régionale par les enquêteurs et les magistrats sur les liens entre le trafic de drogue et le financement de la radicalisation, voire du terrorisme.

Mais c’est parfois d’autres enquêtes des forces de l’ordre qui peuvent mener à des liens avec des entreprises terroristes. « Lutter contre la délinquance c’est pour nous aussi un moyen de lutter contre la radicalisation qui trouve souvent des moyens dans le trafic de stupéfiants et d’armes », relève Pascal Mailhos.

Selon le préfet de Haute-Garonne, Pascal Mailhos, 350 personnes radicalisées ont été recensées dans la Ville rose. Le procureur de la République de Toulouse a aussi indiqué que 29 cas de personnes radicalisées ont été transmis en 2016 et 2017 par le parquet de Toulouse au parquet anti-terroriste de Paris.

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Pour rappel, la délinquance en Haute Garonne a augmenté de 1% en 2017 selon les chiffres dévoilés par la préfecture. Pascal Maihos, préfet de la région Occitanie a tout de même noté une très forte baisse des cambriolages dans le département l’an dernier, une chute de plus de 8 %.

Au cours des trois dernières années, Pierre-Yves Couilleau, le procureur de la République a ainsi signalé 29 personnes auprès de la section antiterroriste du parquet de Paris pour, notamment, des liens entre trafic et réseaux terroristes. Ce qui en fait l’un des parquets, avec celui de Lyon, ayant le plus de dossiers sur le sujet à traiter.

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