Gilets jaunes à Toulouse : les manifestants délogés du péage de …

Gilets jaunes à Toulouse : les manifestants délogés du péage de ...

Gilets jaunes : des actions dans tous les départements de la région

Les Gilets jaunes du Grand sud sont restés mobilisés dans la région. Ce dimanche 25, les actions sont cependant dune ampleur moindre. Dans lensemble, la journée a été plus calme que les mobilisations des jours précédents. Sur lensemble de la région Occitanie, environ 3000 Gilets jaunes sont passés à laction ce dimanche sur une centaine de sites. Faut-il croire pour autant à un “essouflement” de ce mouvement qui se veut apolitique et asyndical ?

A Toulouse, une partie des Gilets jaunes entend bien continuer les actions, via notamment les blocages des dépôts pétroliers de Lespinasse et Fondeyre dès ce lundi. ” Aller marcher à Paris est contre-productif : le seul outil efficace pour se faire entendre est de bloquer léconomie, la neutraliser au maximum. Bloquer, ralentir lactivité les dépôts de carburant fait partie de cette stratégie”, déclare Raymond Stocco, retraité et membre du mouvement des Gilets jaunes.

Alors quun appel a été lancé dans la matinée sur Facebook pour une troisième journée daction le samedi 1er décembre à Paris, le porte-parole des Gilets jaunes de Toulouse Benjamin Cauchy dément “formellement”.

Interrogé par La Dépêche du Midi, le journaliste explique avoir dû se réfugier dans un commerce avec le reporter dimages Maxime Sounillac, encadrés par deux agents de sécurité qui ont été embauchés par la chaîne après une agression survenue en plein direct sur un de leurs confrères parisiens dans le cadre dun reportage sur les Gilets jaunes.  Sans nos gardes du corps, on serait à lhôpital , explique le grand reporter qui a porté plainte pour “tentative dagression en réunion”, tout comme la direction de BFM TV. Jean-Wilfrid Forquès estime avoir été abandonné par les policiers.  Des CRS ont vu que ça commençait à tourner au vinaigre et ils sont partis ! Un gradé ma même dit Avant que vous arriviez, tout allait bien ! Ce nest pas normal. Mon métier, cest daller sur le terrain. 

“Je suis en relation avec dautres initiateurs du mouvement. Nous démentons formellement cet appel. Nous verrons ce que nous ferons en fonction de ce que dira Emmanuel Macron mardi. A lheure actuelle, il nexiste pas dacte 3 des gilets jaunes”. “Je ne connais pas les gens qui ont créé cette page mais on est sur de la manipulation, de la récupération, je ne sais pas si cest dextrême droite ou dextrême gauche”, a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, 40 Gilets jaunes encagoulés ont fait irruption dans la nuit au domicile de la députée LREM de lAude Mireille Robert. Ils ont pénétré sur son domaine viticole près de Limoux et ont mis le feu à des palettes. Ils se sont enfuis avant larrivée des gendarmes. Nous navons rien à voir avec ces agissements, cest une action commando agressive qui est difficilement compréhensible et défendable ! assure le responsable des gilets jaunes de Limoux, Patrick Meyer. Il rappelle quil avait été reçu quelques heures plus tôt, avant les faits, par la députée. Une rencontre justement faite pour apaiser les esprits entre Gilets jaunes et la députée de la Rem. Un essai pas vraiment réussi. La députée indique sur Twitter quelle a porté plainte et dénonce une récupération. 

Sur Facebook, canal principal de mobilisation de cette contestation qui sest propagée hors de tout cadre syndical et politique, un compte Facebook se présentant comme la “page officielle” des Gilets jaunes a créé dimanche un événement intitulé “Acte 3 Macron démissionne !” pour le samedi 1er décembre à 14 heures. Ce dimanche à 16 heures, plus de 21 000 personnes sétaient déclarées “participantes” et plus de 104 0000 intéressées. 

Au lendemain dune journée dimportantes mobilisations pour les Gilets jaunes, des actions se sont poursuivies ce dimanche. 

Chaque rassemblement sorganise selon les personnes présentes. Mais il ny a pas à proprement parler de roulements entre des salariés actifs qui viendraient le week-end puis qui seraient relayés par des salariés à temps partiel, des retraités et des chômeurs en semaine. Chacun fait selon ses possibilités, ses contraintes professionnelles et familiales. La semaine dernière, des Gilets Jaunes ont par exemple demandé des RTT et ont pris des congés pour venir sur les points de blocage. Dautres ne viennent que la nuit.

La mobilisation des Gilets jaunes a continué ce dimanche en Haute-Garonne malgré un nombre de participants en forte baisse par rapport au pic de samedi. Quelques 300 à 500 Gilets jaunes ont ainsi été recensés, selon nos informations. Ils étaient présents sur une vingtaine de points : les péages de Muret (A64), LUnion (A68), Toulouse nord (A62), dEurocentre (A62) et de Lestelle (A64), le dépôt de carburant de Lespinasse… Des rassemblements ont eu lieu également à Estancarbon, Carbonne, Revel, Fenouillet ou Auterive.

Aux entrées de Toulouse, les Gilets Jaunes étaient surtout positionnés tout le week-end sur les deux barrières de péage de Muret et L’Union. Deux barrages qui ont engendré des bouchons, notamment en fin daprès-midi dimanche, moment des traditionnels retours de week-end.  Muret est un barrage solide, comme L’Union. Les personnes présentes comptent y passer la nuit , indiquait dimanche soir à Actu Toulouse Laetitia, l’une des chevilles ouvrières du mouvement. 

Le mouvement devrait se poursuivre avec la poursuite de loccupation de certains de ces sites ce lundi. La nouveauté vient du côté des syndicats traditionnels. La CGT annonce ce dimanche soir quelle appelle à une manifestation dans Toulouse le samedi 1er décembre.

Comme dimanche, des manifestants seront encore positionnés sur des entrées et sorties dautoroute sur lensemble du territoire de lOccitanie. L’idée des gilets jaunes étant surtout de faire des barrages filtrants, avec un esprit qui va rester le même, soit des opérations de  péages gratuits . Sur chacun de ces sites, des bouchons sont à prévoir  puisque les automobilistes passent au compte-goutte.

Y aura-t-il un acte III avec un nouvel appel à manifester ? Au péage de Muret, sur lA64 au sud de Toulouse, la question ne se pose même pas.  On continuera jusquà ce quon soit entendu ! On na pas de date de fin ! , répondent en chœur les citoyens qui se relaient depuis neuf jours à ce point de blocage. Après les affrontements qui ont émaillé le défilé parisien et même, celui de Toulouse lors duquel des journalistes ont notamment été violentés, certains Haut-Garonnais sont partagés.

Ces informations sont à prendre avec des précaution, en raison de la grande volatilité du mouvement : dimanche soir, en lespace de quelques heures, les Gilets Jaunes ont quitté certains endroits pour se fixer sur dautres… Toujours est-il que sur ces sites, les barrières des péages restent ouvertes et les barrages filtrants restent la règle… 

Il y a ceux qui comprennent sans toutefois adhérer et il y a ceux qui condamnent.  Malheureusement, il y a toujours des gens malveillants. Les cassages, il faut les condamner : cest une minorité qui donne une mauvaise image de ce beau mouvement citoyen. Il y a un risque damalgame et cest un problème , relève Romain, 37 ans, avant dajouter :  Ici, il ny a rien de méchant . Il ny a quà tendre loreille pour comprendre que même ralentis, les automobilistes semblaient pour la plupart adhérer à la mobilisation autour du péage de Muret.

Dautres Gilets analysent les violences perpétrées hier comme une expression dun mal-être latent.  Jai une copine pacifique qui a été gazée et il y a plusieurs vidéos qui tournent et montrent des manifestants violentés alors quils levaient juste le poing , regrette Romain, 39 ans. Et pour cet intérimaire qui galère depuis des années, les cassages ne sont que lexpression  dune boule au ventre qui monte .  Je ne cautionne pas les violences mais dune certaine façon, je peux comprendre cette colère. Ils nont déjà plus rien à perdre… Oui, peut-être que cela peut nuire au mouvement, dautant que même nous, on ne sait pas si ces gens sont vraiment des Gilets… Je ne soutiens pas mais encore une fois, je peux le comprendre. Ici, on fait tout pour rester pacifistes mais le jour où moi aussi jaurais cette boule au ventre, peut-être que jaurais envie de jeter du pavé.  À ses côtés, Sophie, 39 ans, acquiesce. Elle qui a vu une retraitée fouiller dans une poubelle pour trouver à manger. Ou celle qui sest arrêtée au péage pour se faire rafistoler une chaussure par un Gilet à coups de scotch.  Elles ont travaillé toute leur vie et aujourdhui, elles nont pas les miettes. Les gens survivent, il faut que ce gouvernement le comprenne. Et ce nest pas le ou les milliers deuros, alloués au titre de la transition écologique, qui permettront aux gens de sacheter un véhicule hybride qui changera la donne ! On ne sen sort déjà pas.  

Au lendemain du pic de mobilisation de samedi, les Gilets jaunes ont eu à composer avec la pluie. Dans le Lot, dès 9 heures, 150 manifestants se sont répartis sur quatre gares de péage de lautoroute A20. De celle de Gignac au nord du département à celle de Cahors-sud (sortie 58), ils ont réceptionné les tickets des automobilistes de passage, prenant le temps dexposer leurs revendications ou de faire signer des pétitions. On préfère ça que bloquer les gens , justifie un homme à un automobiliste interrogateur. Pour se tenir chaud, rien de tel quun feu improvisé à labri dune tente, comme ce fut le cas notamment sur lherbe près du péage de la sortie de Cahors-nord.

Au péage de Montfaucon (sortie n° 56), une trentaine de personnes ont déployé leur stand de ravitaillement pour tenir toute la journée. Cela fait une semaine quon est là, nous sommes moins nombreux aujourdhui car les gens ont faim, il y en a qui partent, dautres qui viennent , détaille Joris Marcouly, responsable dun restaurant. Sans parler de la colère et de la détermination, ce roulement de main-dœuvre explique en grande partie la résilience du mouvement des Gilets jaunes, surveillé par les forces de lordre jamais très loin des points de rassemblements.

Sur le Bourg, petite commune de 300 habitants près de Lacapelle-Marival, des Gilets jaunes ont pu être également vus sur un rond-point tout le week-end. Aux deux ronds-points dentrée de Cahors, une différence de mobilisation a été remarquée avec 30 personnes en moyenne à Regourd et seulement une dizaine dans la matinée au giratoire du roc de lAgasse sous la pluie. Preuve que le temps, à la fois météorologique et chronologique, met à lépreuve les Gilets jaunes.

Quelques sites, qui avaient été défendus par les gilets jaunes la semaine précédente, ont vu se rassembler quelques manifestants dans la nuit de dimanche 25 et lundi 26 novembre 2018. Ils étaient toujours présents dans la matinée, autour des dépôts de carburant de Lespinasse et de Fondeyre, ainsi que sur le rond-point de la centrale d’achat du groupe Leclerc, la Socamil, à Tournefeuille.

Encadrées par les gendarmes depuis Pamiers, quatre voitures de gilets jaunes se sont rendues au Pas de la Case dans la matinée, afin dacheter alcool et cigarettes sans avoir à payer de taxes.

Sur cet axe de l’A62, Vinci Autoroutes relevait également la présence de manifestants sur la sortie n°9 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). Les entrées et sorties de la sortie n°8 de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne) étaient toujours interdites dans les deux sens de circulation. Il est conseillé d’emprunter la sortie n°7 pour prendre la direction de Toulouse.

En fin de matinée, une bonne soixantaine de gilets jaunes occupaient le rond point Super U à Lavelanet, en relais par vingtaine, pendant que dautres sabritaient de la pluie, tous étaient bien déterminés à rester jusquà ce dimanche soir, et les jours suivants.   

Il s’agit surtout d‘opérations de péage gratuit, qui ont notamment bénéficié de l’appui des agriculteurs, tôt dans la matinée, au niveau de la sortie d’Eurocentre (péage de Saint-Jory), au nord de la Ville rose. Huit tracteurs sont arrivés sur place, et comptent bien rester mobilisés toute la journée (au moins) pour lever les barrières.

Malgré la pluie et le froid, ce dimanche matin, ils étaient une dizaine à Saint-Girons au rond-point. Ils se sont contentés de saluer les occupants des voitures.  

⚠️ En raison des #Manifestations au péage de Muret sur l'#A64sorties obligatoires sur .@ToulousePeriph :▶️ à Roques n°36 depuis Toulouse, entrées interdites en dir. de Tarbes▶️ à Muret Nord n°35 depuis Tarbes, entrées interdites en dir. de ToulouseEn 🚗écoutez @Radio1077 🎤

A Tarascon, ils étaient aussi une dizaine de gilets jaunes installés sur le rond-point mais sans aucun barrage.

Une quinzaine de personne se sont rassemblées à la sortie Tarbes-Est (A64). Quelques autres étaient disséminés sur 5 sorties dautoroute au total : Tarbes-Ouest, Tarbes-Est, Lannemezan, Capvern, Tournay. Aucun point na été bloqué. La nouveauté est une demande de coups de klaxon au passage du véhicule de la part des Gilets jaunes.

Une dizaine de personne se sont rassemblées à Decazeville, au rond-point de la Vitarelle. Une mobilisation à Villefranche-de-Rouergue au giratoire du Mas de Souyri avec une trentaine de gilets jaunes présents. Ce dimanche, en milieu de matinée étaient signalés en Aveyron des barrages filtrants à Rodez, La Primaube, Calmont, Sébazac, Millau et Séverac.

7 points de blocage éont été comptabilisés. Le plus important était le rond-point dAussonne au nord de Montauban, avec une soixantaine de personnes présentes.

Sur place, à Eurocentre lundi, ni drapeau, ni logo d’organisation syndicale. Et pour cause. Les Jeunes agriculteurs indiquent toujours qu’ils n’appellent pas officiellement à la mobilisation , mais précisent qu’ils  soutiennent néanmoins le mouvement .  La FDSEA Haute-Garonne est sur la même ligne.

Sur le rond-point de lArtel à Castelsarasin (sortie A62), la gendarmerie a été appelée en renfort par la police. 60 personnes étaient également présentes à la sortie du péage de Caussade (A20), une vingtaine au giratoire de la Vitarelle à Montech et une quarantaine au péage de Saint-Loup.

Auch : Les Gilets jaunes étaient présents autour du rond-point des Justes. La circulation a été ralentie par la présence dun barrage filtrant.

A Saint -Sever, un peu avant 5 heures ce samedi matin, ils étaient une cinquantaine de gilets jaunes devant la STEF, la Société de Transports, en bordure de la D924, à bloquer les entrées et les sortie des camions, sans gêner la circulation des voitures. Ils ont passé la nuit sur place. Laction sest terminée vers 7H30 ce samedi matin.

Fleurance : Les Gilets jaunes ont poursuivi leur barrage filtrant au niveau du rond-point dit de la piscine. 

Ce samedi, contrairement à la semaine dernière, il ne devrait pas y avoir de blocage des grandes surfaces ou de commerces. Les gilets jaunes cherchent un nouveau souffle, après sêtre mobilisés toute la semaine, plus question de gêner les citoyens peut on lire sur des pages Facebook des mouvements landais.

A Agen, une centaine de Gilets jaunes ont bloqué toute entrée sur lA62 ce dimanche après-midi ce qui a entraîné un ralentissement dau moins 1 km pour accéder à lautoroute. En revanche, la sortie Agen est restée ouverte. A Villeneuve-sur-Lot, une trentaine de Gilets jaunes étaient présents au rond-point de lhôtel Campanile.   

Deuxième acte pour les Gilets Jaunes ce samedi. Après une semaine de mobilisation, ils appellent à une nouvelle grande journée daction, avec une manifestation annoncée à Paris. Les forces de lordre sattendent à 30 .000 personnes dans la capitale. Il y a aussi de nombreuses actions locales. 

A 18 heures, des barrages filtrants étaient signalés à Albi (Lhermet), à Gaillac aux bretelles dautoroute de lA68 (mais plus devnt Leclerc), à Castres (au rond-point dAuchan), à Bout du Pont de lArn et à Marssac ou une vingtaine de Gilets jaunes se sont rassemblés chaque jour dans une bonne ambiance.

Les “gilets jaunes” manifestaient samedi matin au centre de Toulouse, mais aussi sur plusieurs zones commerciales autour de Toulouse. Ils  menaient également des actions très éparses et mobiles dans les départements de lex-région Midi-Pyrénées.

Comme prévu, les gilets jaunes dOccitanie qui nont pas participé au rassemblement organisé ce samedi à Paris, sont restés mobilisés. Dans plusieurs départements, les manifestants étaient même plus nombreux que samedi dernier, au premier jour de la contestation. Les opérations devraient encore se poursuivre ce dimanche.

Après une semaine de mobilisation, le nombre de manifestants en gilet jaune a sans doute connu un pic de mobilisation supérieur à celui du 17 novembre. Quatre péages autoroutiers ont fait lobjet dune opération péage gratuit aux sorties 55, 56, 57 et 58. Sur Cahors, la mobilisation a débuté dès 7 h 30 sur les ronds-points de Regourd et du Roc de lAgasse. En début daprès-midi, 300 manifestants ont participé à une marche vers la préfecture. Cinq personnes ont été reçues par le préfet Jérôme Filippini à 15 heures. A Figeac, le rassemblement a été maintenu au rond-point des Carmes, plus un barrage filtrant au niveau du rond-point du Drauzou. Sur Gramat, des barrages filtrants ont été mis en place au niveau des ronds-points de la route de Saint-Céré, de la route de Figeac et du centre commercial Lidl sur la RD840. Un autre barrage filtrant a été mis en place sur la petite commune de Le Bourg. Quant à Souillac, au niveau du rond-point de lAtrium, un barrage filtrant a été mis en place au niveau du centre commercial E.Leclerc. Ce dimanche, des actions sont prévues aux deux ronds-points de Cahors ainsi quà Figeac au rond-point du Drauzou.

Venus de toute lAriège, un millier de gilets jaunes se sont rassemblés hier à Foix. Après sêtre retrouvés sur les allées de Villote en début daprès-midi, ils se sont rendus devant la Préfecture. Le cortège fluo a défilé sans incidents aux cris de Macron, on en a marre. Toute la journée, les barrages filtrants ont été maintenus dans le département. Ils étaient près de soixante à Mazères, plus dune centaine à Pamiers et Saint-Girons, et au mois 350 à Lavelanet. Aux péages de Pamiers et de Mazères, les barrières étaient toujours levées. Des motards ont également fait un tour de lAriège. Ce dimanche, outre les points de blocage habituels, une opération escargot partira de Pamiers à 8 h 30 jusquau Pas de la Case.

Ce samedi, entre 1 600 et 1 700 gilets jaunes ont manifesté dans le centre-ville de Carcassonne et près de 3 000 à Narbonne, selon les organisateurs. A Carcassonne, les Gilets jaunes se sont donné rendez-vous à 8 heures pour effectuer un tour de ville piéton. Laprès-midi,deux opérations escargots sur la rocade et sur la portion dautoroute Carcassonne-Est et Ouest, tandis quun cortège piéton effectuait des allers-retours sur la chaussée pour bloquer temporairement les voitures. A Narbonne, une opération escargot a été menée par les agriculteurs sur la D113, tandis que des rassemblements étaient organisés en centre-ville, notamment devant la sous-préfecture et lhôtel des impôts. Le personnel de ce dernier a même dû être évacué après lincendie de palettes devant lentrée. Ce dimanche, deux défilés en centre-ville et des actions surprise sont annoncés.

La mobilisation est montée dun cran hier en Tarn-et-Garonne avec près de 10 points de blocages ou de ralentissement comptabilisés à midi par la préfecture. La journée a été surtout marquée par le rassemblement de 2000 gilets jaunes dans les rues de Montauban pour une manifestation bien contrôlée par un service de sécurité improvisé. Cette marche qui sest déroulée dans le calme et dans une ambiance bonne enfant sest dispersée sans problème en milieu daprès-midi.

Le mouvement a pris une tournure un peu différente hier avec la concentration de blocages autour des zones commerciales comme à Valence-dAgen, Moissac et sur la route de Paris à Montauban. Des tracteurs et remorques ont été aperçus. Le préfet a pris dans la journée un arrêté de circulation fermant la gare de péage n° 9 de lA62 à Castelsarrasin. Péage rouvert hier soir après le départ des manifestants sur le giratoire de lArtel. Le mouvement devrait se poursuivre ce dimanche et jusquà mardi au moins.

Hier, les gilets jaunes se sont mobilisés une nouvelle fois, mais à plus petite échelle que la semaine passée. Dès 10 heures, une centaine de motards ont mené une opération escargot entre Fleurance et Auch, où ils ont manifesté devant la préfecture. Ils ont ensuite rejoint le rond-point des Justes, épicentre de la mobilisation auscitaine, où une centaine de Gilets jaunes les attendaient. En milieu daprès-midi, toujours à Auch, une manifestation spontanée a réuni autour de 200 manifestants. Les gilets Jaunes ont également installé des barrages filtrants à Lectoure, Fleurance, LIsle-Jourdain ou encore Barcelonne-du-Gers.

6 000 manifestants ont été comptabilisés à Tarbes samedi dernier, un peu moins de 3 000 hier. Les manifestants ont occupé les quatre péages du département : Lannemezan, Capvern, Tarbes est, et ouest. Ils étaient 700 à 17 heures.

Hier encore, le giratoire du Mas de Souyri à Villefranche a été le lieu stratégique du mouvement, avec jusquà deux cents manifestants. Laprès-midi, un groupe dune trentaine de personnes a défilé dans les rues de la bastide villefranchoise, avant de procéder à une opération escargot sur lavenue de Toulouse. Les gilets jaunes ont également manifesté au niveau du radar de Maleville et à Rieupeyroux où un barrage filtrant a été mis en place.

À Decazeville, un barrage filtrant a été installé au rond-point de la Vitarelle. Dautres barrages filtrants ont été établis dans le département de lAveyron, à Rodez, La Primaube, Calmont, Sébazac, et dans le Sud à Millau et La Cavalerie.

Le mouvement a repris de la vigueur samedi en Lot-et-Garonne. Lun après lautre, les trois péages de Marmande, Damazan et Agen ont finalement cédé et sont devenus gratuits au fil de la journée. Dans la matinée, à Agen toujours, le rassemblement a pris une tournure inédite puisque les Gilets jaunes ont choisi le vélo, et même le poney, pour sillonner les rues du centre-ville et les abords des zones commerciales, créant des ralentissements. Au menu de cette journée de ce dimanche, une probable mobilisation aux mêmes endroits dès le début de matinée.

Selon nos informations, les forces de lordre ont recensé, en cumulé dans la journée, plus de 4 300 gilets jaunes sur une bonne trentaine de points dans le département de la Haute-Garonne. Contactée, la préfecture a indiqué ne pas communiquer sur le niveau de participation. Samedi dernier, lors dun point diffusé à 13 heures par le préfet, 3 900 manifestants avaient été décomptés à loccasion dune quarantaine dactions. Il semble donc que la mobilisation se maintienne, voire progresse. La plupart des barrages filtrants ont été organisés en périphérie de Toulouse. Le péage de Muret (autoroute A 64) est le point fort du mouvement. Au plus fort dans la journée, quelque 500 Gilets jaunes sy sont retrouvés. Signalons également les sites de Portet-sur-Garonne, Colomiers (aux centres commerciaux), ou dEstancarbon (au sud du département). Des points qui, pour certains ont été tenus pendant toute la semaine par des Gilets jaunes et qui pourraient lêtre ce dimanche encore. La nouveauté vient de lorganisation dune manifestation dans le centre de Toulouse. Deux cents personnes se sont dabord retrouvées vers 8 heures pour déambuler au hasard dans les rues. Des militants du NPA et de La France Insoumise ont notamment pris part au cortège. Dans laprès-midi, 1 200 manifestants ont été recensés par la police.

Dans le Tarn, cest à Albi que les gilets jaunes se sont mobilisés pour une grande manifestation devant la préfecture. Plusieurs centaines (Entre 500 et 1 000) de personnes selon les organisateurs. Les gilets jaunes ont investi le centre-ville après une opération escargot sur la rocade. Ils sont venus avec une centaine de motos, une dizaine de tracteurs, une pelleteuse et des camions de travaux public. Les gilets jaunes tiennent toujours un barrage filtrant sur Albi, direction Carmaux, au rond-point de lHermet jour et nuit. Le mouvement se poursuit avec des barrages filtrant à Castres, Graulhet et Gaillac pour les principales villes. Ils devraient être reconduits demain dimanche.