Toulouse. Urbanisme : lhabitat va-t-il se densifier dans votre quartier ? – actu

Toulouse. Urbanisme : l\habitat va-t-il se densifier dans votre quartier ? - actu

Bientôt des quartiers plus verts et moins denses à Toulouse

Toulouse envisage lavenir. Celui à long terme, qui la mènera en 2040. Cest lobjet du vaste Projet urbain toulousain présenté lundi 11 mars 2019 par Jean-Luc Moudenc aux côtés dAnnette Laigneau, adjointe en charge de lurbanisme. Si la création de cinq grands parcs a été annoncée, le maire de Toulouse a également clamé sa volonté dun  urbanisme maîtrisé . Pourtant, la quatrième ville de France doit prendre en compte un paramètre majeur pour les années futures : sa démographie.

Jean-Luc Moudenc a présenté hier son projet pour construire la ville de demain, élaboré avec des urbanistes. Il mise sur une ville plus verte et à la densité modérée.

Avec notamment lidée de créer cinq grands parcs irriguant Toulouse du nord au sud, sur un linéaire de 62 km au total. En fait, ils existent déjà, puisquils longeront les cours deau : la Garonne, le Touch à louest, le Canal du Midi, lHers à lest. Le grand parc baptisé Margelle est plus surprenant : il épouse lancien lit de la Garonne reliant les châteaux de Candie, de la Reynerie, du Mirail et le jardin du Barry.

«Densité modérée». le slogan de la campagne municipale de 2014 est toujours valable pour la prochaine, en 2020. Jean-Luc Moudenc l'a clairement réaffirmé hier en présentant son plan guide, sorte de manifeste pour le projet urbain toulousain, joliment sous-titré «Ville rose, ville verte».

Ces cinq poumons verts ne vont pas se matérialiser en un jour. Lobjectif est den tracer  des frontières intangibles  puis, par petites touches, den créer la continuité. En aménageant le secteur du Pont des Demoiselles par exemple concernant le Canal, en gommant ici ou là les frontières des échangeurs de rocade, ou encore en aménageant les bords du Touch en zone de détente pour les salariés de la zone aéroportuaire.

«La collectivité affirme sa volonté de maîtriser l'urbanisme», ajoute le maire de Toulouse, à la veille de la présentation, mercredi, des 17 projets architecturaux lauréats du concours «Dessine-moi Toulouse» au Mipim de Cannes et de l'adoption des nouvelles règles d'urbanisme ou PLUiH (plan local d'urbanisme intercommunal et pour l'habitat) par Toulouse Métropole, le 11 avril prochain.

La Ville rose peut-elle devenir une ville verte ? Cest en tout cas lambition affichée par Jean-Luc Moudenc (LR), le maire, à un an de remettre son mandat en jeu. Pour appuyer cette idée, il a présenté ce lundi un plan-guide , fruit de deux ans de travail collectif déquipes durbanistes chargés de définir le  projet urbain  de Toulouse.

«Notre ligne de conduite est toujours la densité modérée et ce n'est pas un affichage de principe», assure le maire de Toulouse, «ainsi la surface de plancher, c'est-à-dire la superficie autorisée à construire par parcelle va stagner et même baisser pour de nombreux quartiers toulousains dans le nouveau PLUiH : c'est à Saint-Simon, où la pression immobilière est devenue trop forte selon les habitants, que cette surface autorisée baissera le plus avec – 43 %, et – 30 % à Lardenne, Pradettes, Saint-Martin-du-Touch,- 25 % à Amidonniers, Compans, Jolimont, Côte Pavée, Pont des Demoiselles, par exemple…».

«Dans aucun quartier de Toulouse, cette surface autorisée n'augmente», ajoute Annette Laigneau, adjointe au maire en charge de l'urbanisme.

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Le maire de Toulouse met en avant les principes qui ont présidé, selon lui, à l'élaboration de ce plan guide, élaboré depuis 2016 avec six équipes d'urbanistes travaillant chacune sur un des six secteurs de la Ville rose et avec consultation des associations de quartier : respect de l'identité des quartiers, choix d'un urbanisme de projet plutôt qu'un urbanisme de règle technique (lire encadré ci-contre), primauté donnée à l'environnement et à la place de la nature en ville (lire page suivante : cinq parcs créés) ainsi qu'à la valorisation du patrimoine.

Pour l'élu du Capitole, ce plan guide est destiné d'abord à «donner un cadre connu de tous, le propriétaire foncier qui veut vendre, le promoteur qui veut acheter une parcelle et construire son projet, chacun doit savoir sur quel projet travailler en fonction du quartier, et éviter un projet qui ne correspond pas à son environnement. Cela fera aussi gagner du temps et oblige tout le monde à penser en cohérence».

Envie den savoir plus. Une navette électrique – verte forcément – équipée dune tablette tactile géante sillonne les quartiers et les marchés jusquau 21 mars​. Elle sera ce mercredi sur la place du Capitole.

Des cahiers spécifiques déclineront le plan guide général au niveau de chaque quartier, voire jusqu'à la rue et le pâté de maisons, courant 2020.

«Avec cette approche urbaine, on fait valoir le qualitatif plutôt que la technique purement réglementaire», déclare Jean-Luc Moudenc. Pour l'élu du Capitole, le plan guide présenté hier marque un changement majeur dans l'approche toulousaine : «On fait primer le qualitatif sur le quantitatif, l'urbanisme de projet sur l'urbanisme réglementaire». Il ne suffit pas de respecter la règle du PLUiH pour un projet mais de l'inscrire dans l'esprit de cette règle, objet du plan guide présenté hier. Celui-ci divise la Ville rose en plusieurs zones (notre carte page suivante, à droite), qui autorisent de plus ou moins toucher aux formes urbaines existantes : outre la trame verte et bleue de la ville et ses zones à vocation économique (en gris à carreaux), celle-ci est en effet divisée en quatre zones urbaines : à préserver (en marron : centre-ville, Lardenne…) ; à accompagner (couleur crème) ; à renouveler (en rose : Saint-Michel, Sept-Deniers, rive gauche, Barrière de Paris), par le moyen des OAP (orientation d'aménagement de programme) ou à restructurer, via les ZAC (en rouge : Cartoucherie, Borderouge, Malepère, Montaudran, etc.).