Gilets jaunes à Toulouse: Samedi, il sera interdit de manifester sur la place du Capitole – 20 Minutes

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SOCIETE Une mesure annoncée ce lundi par le Premier ministre. Une mesure forte selon le maire de Toulouse, mais pour qui il faudra avoir les moyens pratiques pour la faire appliquer

Depuis le 17 novembre, Toulouse est une des places fortes du mouvement des  gilets jaunes . Samedi dernier, lors de lacte 18, plusieurs milliers de personnes sétaient encore donné rendez-vous dans les rues de la Ville rose.

Après les évènements survenus samedi dernier à Paris, Edouard Philippe a annoncé que les manifestations se revendiquant des Gilets jaunes seront interdites  dans les quartiers qui ont été les plus touchés , dès lors que lÉtat aura  connaissance de la présence déléments ultra et de leur volonté de casser .

Comme chaque semaine, vers 16h30, des heurts ont eu lieu entre les manifestants et les forces de lordre, des vitrines ont été dégradées et des poubelles incendiées.

Le premier ministre a évoqué les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et le Capitale à Toulouse… avec le risque que les violences et les pillages se déplacent ailleurs. Les élus de ces communes seront reçues par le gouvernement dans les prochains jours.

Pour lacte 19, le cortège naura pas lautorisation de passer sur la place du Capitole. Cest lune des mesures annoncées ce lundi par le Premier ministre en réponse aux violences survenues samedi, en particulier à Paris.

Dès samedi prochain, et chaque fois quil le faudra, nous interdirons les manifestations se revendiquant des #giletsjaunes dans les quartiers qui ont été les plus touchés, dès lors que nous aurons connaissance de la présence déléments ultra et de leur volonté de casser.

 Nous mettrons en œuvre une stratégie de lutte contre les violences. Nous interdirons les manifestations dans les quartiers les plus touchés dès lors que des éléments ultras seront présents. Je pense aux Champs-Élysées, à la place du Capitole à Toulouse , a expliqué Edouard Philippe.

Cela a provoqué la réaction de Loïc Prud’homme, député (France insoumise) de la Gironde, qui réclamait sa démission après avoir été molesté lors d’une manifestation des Gilets jaunes.

Et de préciser quil y aurait une  dispersion immédiate de tous les attroupements  si jamais des manifestants tentaient de sy rassembler. Les  gilets jaunes  toulousains avaient prévu avant cette annonce de se rendre samedi en ville, avec un rendez-vous à 13h30 à Jean-Jaurès.

Après 18 semaines de gestion calamiteuse à #Bordeaux le Préfet Lallement va faire profiter #Paris de son expertise à accentuer le chaos. #violences

Heureuse décision d@EPhilippePM de prendre des mesures fortes tant attendues pour le retour de lordre public. La possible interdiction à #Toulouse dès samedi des manifs des #giletsjaunes comprenant des éléments ultras ayant la volonté de casser était très nécessaire

Il rajoute « dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ultras qui ont la volonté de casser ». Signe que lexécutif lance une offensive claire visant non seulement les « casseurs » comme il en a lhabitude mais plus encore à leur faire porter le chapeau des interdictions de manifester. Lobjectif : diviser les Gilets jaunes entre les bons et les mauvais manifestants. Pour couronner le tout, en regrettant que « la polémique sur l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD) ait conduit à ce que des consignes inappropriées soient passées pour en réduire l’usage » ce samedi, le Premier ministre exprime donc une position et par la voie du chef du gouvernement lui-même : il sagit dencourager les forces de police à tirer au LBD, sous-entendant que son usage a été diminué. Sa volonté est claire : celle dintimider les manifestants qui oseraient manifester avec un chantage : celle des mutilations !

Une décision dont se félicite le maire de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc (LR).  Cest une mesure forte, une attention particulière portée à Toulouse qui a été très touchée. Mais au-delà du symbole, il y a la pratique et les moyens déployés pour la faire appliquée , pondère Jean-Luc Moudenc. Mais pour lélu, pas question dune interdiction totale pour autant,  ce serait anticonstitutionnel et pas légal , reconnaît-il.

Si le recours à l’interdiction de manifester si elle sest exprimée dans les faits au travers la militarisation des Champs-Elysées notamment, elle est aujourdhui sur point d’être entérinée. « Nous interdirons les manifestations se revendiquant des ’Gilets jaunes’ dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ’ultras’ et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse », où « nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements » prévient le Premier ministre.

La manifestation annoncée samedi ne sera sans doute pas déclarée, comme les précédentes.  De fait, tous les samedis, tout est interdit, mais cela a lieu quand même. Quil y ait une interdiction daller sur la place du Capitole, ce nest pas la solution, ça se fera ailleurs. Bannir un site, cela va vouloir dire quil faudra mettre des effectifs supplémentaires pour le protéger , réagit Didier Martinez, délégué régional du syndicat Unité-SGP police. Pour ce dernier, la solution  nest pas policière, mais politique et judiciaire .

Alors même que le mouvement des Gilets jaunes aura visibilisé à grande échelle les pratiques répressives des différentes unités de forces de police à limage de la BAC, le Premier ministre “attend que le pays tout entier se regroupe derrière eux”. Si lElysée pousse à “plus de rentre-dedans” de la part des « forces de l’ordre » comme le révèle Le Point, dautres demeurent hantés par la mort de Malik Oussékine en 1986. Néanmoins depuis le 8 décembre, nombre dunités “saute-dessus” refont surface, rappelant de vieux démons. Face à la poursuite du mouvement Gilet Jaune, et après la fin du « Grand Blabla », la réponse du gouvernement reste la répression !

Si le Capitole est fréquemment occupé durant les manifestations, le cortège démarre en général sur les boulevards qui ceinturent le centre-ville, notamment celui de Strasbourg avant de se rendre rue de Metz ou du côté de la place Esquirol.

Samedi dernier, treize personnes ont été placées en garde à vue. Lundi, quatre dentre elles avaient été déférées devant la justice en vue de leur comparution immédiate.

Après la militarisation des manifestations, lexécutif passe désormais à létape supérieure : il promet, suivant différents critères, des interdictions de manifestations « aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse ». Du point de vue de la répression, le Premier ministre a regretté la réduction de lusage du LBD. Le message est on ne peut plus clair : les forces de police sont donc encouragées à faire feu de tout bois, avec les mutilations qui vont avec.

Lors dune conférence de presse le premier ministre, a annoncé “nous interdirons les manifestations se revendiquant des “gilets jaunes” dansles quartiers qui ont été les plus touchés” en France. Il a notamment cité les Champs-Élysées à Paris et la place Pey-Berland à Bordeaux.

Après avoir été reçu dans la matinée par Emmanuel Macron, Edouard Philippe, entouré de Nicole Belloubet, ministre de la Justice et Christophe Castaner, ministre de lIntérieur, déclarait cette après-midi à la presse une série dannonces et mesures en réponse à lacte XVIII des gilets jaunes, marqué du sceau de la radicalité.