Immobilier : quels sont les prix de lancien à Toulouse ? – Le Journal Toulousain

Immobilier : quels sont les prix de l\ancien à Toulouse ? - Le Journal Toulousain

Immobilier : commune par commune, voici le prix des maisons à Toulouse et en Haute-Garonne

Retour à laccueil Newsletter Alerte Info Recherche Ok Actualité Locales Sport Entertainment Economie Planète High-Tech T'as vu ? Vidéos 20 Minutes Podcast Guide d'achat By the Web En Images Le direct Services Jeux PDF Menu complet Retour à laccueil Société Quels sont les quartiers toulousains où l'on peut encore acheter?

LOGEMENT A la veille du Salon de limmobilier, les derniers chiffres présentés par les notaires montrent que Toulouse reste accessible, mais quun fossé se creuse entre centre-ville et périphérie. Voici les prix, quartier par quartier

Immobilier : ancien, neuf, terrains, les vrais chiffres des notaires

Lexplosion des prix à Bordeaux na pas encore fait tache dhuile sur la Ville rose. Contrairement à la capitale girondine où le prix au m2 dans lancien dépasse les 4.200 euros,  Toulouse nest pas une ville chère , assure Philippe Pailhès, le président de la Chambre interdépartementale des Notaires.

La Chambre des Notaires de Haute-Garonne a communiqué hier un bilan détaillé des marchés immobiliers dans le département pour 2018. Des données qui présentent lavantage de révéler les vrais prix de vente des biens immobiliers (logements anciens, neufs et terrains à bâtir), déclarés dans les transactions immobilières enregistrées dans lannée écoulée. Près de 15 millions de ventes sont enregistrées pour la province et les départements doutre-mer sur la base de données des notaires.

A la veille du Salon de limmobilier, qui se tient du 22 au 24 mars au Parc des expositions, le bilan chiffré des quelque 13.000 ventes dappartements anciens réalisées lan dernier en Haute-Garonne a été présenté en début de semaine.

En Haute-Garonne, 2018 a été marquée par une légère baisse globale du volume des ventes (- 1,4 %) tous biens confondus, notamment des appartements anciens (-3,8 %) des maisons anciennes (-1,3 %) et surtout des terrains à bâtir (-18,4 %) tandis que les ventes de logements neufs sont, elles, à la hausse (+12,2 %). Une évolution en légère baisse qui arrive après une année 2017 exceptionnelle, modèrent les notaires.

En 2018, pour un appartement, il fallait débourser en moyenne 2 610 euros du m2 dans la Ville rose, en hausse de 1 %.

Le prix médian des maisons anciennes progresse lui aussi légèrement (+ 0,8 %) à 235 000 €, mais une maison à Balma coûte quatre fois plus cher quà Saint-Gaudens (lire ci-contre). Le prix des terrains à bâtir est stable à 80 000 € (un secteur fragile et cyclique selon les notaires). Le prix du neuf a progressé de 2,5 % en 2018, à 3 890 € le m2.

Toulouse : 80% des ventes dappartements de lensemble des transaction de la Haute-Garonne Prix au M2 médians en Haute-Garonne#ChiffresImmo31 pic.twitter.com/PfmWv7JQz2

Le prix des appartements anciens à Toulouse (2 610 € le m2, en hausse de 0,7 % en 2018) reste sensiblement supérieur aux prix enregistrés dans les villes principales de la région ex Midi-Pyrénées (Albi à 1 790 € est dynamique (+ 6,2 % en 2018) ; les prix à Rodez, Montauban, Auch, Cahors, Foix et Tarbes sont contenus entre 1 390 € et 1 010 €).

Le centre-ville reste très prisé des acquéreurs ayant un gros budget. Saint-Georges caracole en tête avec un prix médian de 4.560 euros/m2, devant le secteur Capitole (4.310 euros), Saint-Etienne et les Chalets (4.140 euros).

Prix du M2 médians des appartements anciens par quartier de #Toulouse📈 St-Georges, Capitole et St-Etienne dans le TOP 3 avec une remontée du quartier Les Chalets !#ChiffresImmo31 pic.twitter.com/boDmfKBILc

Ce dernier quartier a connu lan dernier une hausse de 8,5 % du prix médian. Un phénomène nouveau  dû à un marché de la revente qui organise, où les maisons sont transformées en plusieurs appartements , explique Philippe Pailhès.

baisse > du volume des ventes. En 2018, les ventes dappartements anciens ont baissé en volume de 3,8 %, les maisons anciennes de 1,3 %, les terrains à bâtir de 18,4 % mais les ventes dappartements neufs ont progressé de 12,2 % selon la chambre des notaires.

Par contre, les Carmes, qui pendant des années a caracolé dans le trio de tête des quartiers les plus chers, a enregistré une baisse de 5,8 %. Notamment parce que les appartements vendus doivent être rénovés.

Bien que le “triangle dor” domine toujours le marchés des appartements anciens, le quartier des Carmes subit une baisse de -5,8% avec 3 880 euros tout comme son voisin de Saint-Aubin, qui lui enregistre une baisse de -5,4% (3 940 euros le m²). Une nouvelle étonnante pour le quartier historique, qui est due notamment à des rénovations importantes : “Les Carmes a toujours été, sauf cette année, le quartier le plus cher, mais il y a beaucoup dappartements à rénover, explique Philippe Pailhès, je ne le prends pas comme un effondrement du quartier, cest une typologie conjoncturelle qui explique cette baisse”. Des prix qui restent néanmoins très élevés comparés à ceux dautres quartiers plus excentrés qui enregistrent également une baisse, notamment La Roseraie avec -15,8% (1 790 euros le m²), Les Izards avec -2,8% ( 1 710 euros le m²) et Lafourguette qui affiche une baisse de -3,4% (1 710 euros le m²).

Dans les faubourgs, la Côte Pavée, jusquà présent réputé pour ses maisons,  est désormais demandée pour les appartements et a enregistré une hausse à deux chiffres , poursuit le spécialiste.

Pour La Côte Pavée, cest également une évolution à deux chiffres avec 11% daugmentation : “Ce quartier surtout réputé pour les maisons trouve désormais son public au niveau des appartements”, décrypte Philippe Pailhès. Quant à la hausse des prix dans le quartier de Saint-Agne (17,6% avec 3 060 euros le m²), elle sexplique par un phénomène de “contamination” dû, selon le président, au succès du quartier voisin de Saint-Michel. Concernant les appartements neufs, le volume de vente est en nette augmentation (+12,2%).

Tout comme le quartier Saint-Agne, qui, après Saint-Michel il y a deux ans, connaît une explosion de ses prix (+17,6 %) et passe la barre des 3.000 euros le m2.

“Toulouse nest pas une ville chère”, rappelle Philippe Pailhès, président de la Chambre interdépartementale des Notaires. En 2018, le prix médian au m2 atteint 2 610 euros dans la Ville rose (contre environ 2 500 euros lan dernier) pour des appartements anciens. Ce qui en fait la 6e ville la plus chère de France derrière Bordeaux (4 230 euros le m² ), Lyon (3 910 euros le m² ) ou Nice (3 670 euros le m²). Et ce, malgré une baisse du volume des ventes annuelles de 1,4 % en Haute Garonne.

Certains secteurs comme la Patte dOie (2.980 €) ou le Fer-à-Cheval (2.960 euros) restent accessibles, mais les prix au m2 dans ces faubourgs sont aussi dans lascenseur. Après des années de stagnation, les secteurs près de la ligne de tramway commencent enfin à en ressentir les effets.

Alors que le marché des appartements fait le succès du centre de la Ville rose, cest bien en extérieur que celui des maisons est le plus prospère : “Toulouse représente environ 30% du marché des maisons”. Balma arrive en tête des communes les plus chères avec un prix de vente médian de 415 000 euros (+ 10,7%), Ramonville affiche une progression de 15,5% (350 000 euros) et Launaguet se place en dixième position avec une importante augmentation de 13,3% (272 000 euros).

Tout comme à la Cépière et à Rangueil,  dans peu de temps, à moins de 3.000 euros, dans ces quartiers il sera difficile de se loger , assure le président de la Chambre interdépartementale des notaires.

“Nous avons un nouveau secteur parmi les quartiers chers : Les Chalets”, annonce le notaire. Avec une augmentation de 8,5% de son prix médian au m² en un an, Les Chalets (4 140 euros le m²) vient désormais se placer en quatrième position derrière le quartier Saint-Georges (4 560 euros), Capitole (4 310 euros) et Saint-Étienne (4 260 euros le m²).

Sil y a un endroit où il faut investir, cest peut-être sur le tracé de la future 3e ligne de métro, dautant que les taux demprunt sont toujours bas. Habituellement, le marché de limmobilier est très sensible aux projets structurants et les investisseurs anticipent. Pas dans ce cas-là. Les secteurs de Bonnefoy (2.490 euros), la Terrasse (2.460 euros) ou encore Montaudran enregistrent une baisse du prix médian des ventes.

Mais qui restent bien au-dessus de ceux des cités populaires de Toulouse dont la chute des prix semble inexorable ces dernières années.

Grâce à un marché que Maître Pailhes juge “bien orienté”, ce dernier est optimiste pour 2019 : “Cest de bon augure pour lannée : nous avons des taux qui restent bas, des prix qui restent stables et des prix moyens abordables”.

La Roseraie, pourtant a proximité immédiate du centre-ville, enregistre une baisse de 15,8 %, à 1.790 euros le m2, au même titre que les Izards ou La Fourguette. Aux Pradettes et à Fontaine-Lestang, il y a eu si peu de ventes dappartements anciens que les notaires nont pas pu évaluer les variations de prix.

” Nous sommes sur un marché très régulier, cest assez rassurant et étonnant”, constate-t-il.

Alors que le salon de l’immobilier va se tenir à Toulouse, du vendredi 22 au dimanche 24 mars 2019, au Parc des expositions de Toulouse, on fait un point sur la vente de maisons anciennes, à Toulouse et en Haute-Garonne.