Cinq morts dans un Ehpad près de Toulouse : la piste de lintoxication alimentaire se confirme – actu

Cinq morts dans un Ehpad près de Toulouse : la piste de lintoxication alimentaire se confirme - actu

Cinq morts dans un Ehpad à Lherm : lenquête conclut à une “toxi-infection alimentaire” – LCI

Quelques jours après la mort de cinq résidents de l’Ehpad de la Chêneraie, âgés de 72 à 95 ans, survenue le dimanche 31 mars 2019, au Lherm (Haute-Garonne), à partir de 21h30, le procureur de la République de Toulouse a fait le point sur les investigations en cours, alors que la cuisine et les chambres des victimes sont toujours sous scellés.

« J’ai confiance en la justice. Les enquêteurs semblent très déterminés ». Emmanuel, le fils de Suzette, une résidente de l’Ehpad la Chêneraie au Lherm (Haute-Garonne) décédée subitement dans la nuit de dimanche à lundi, est rassuré. 72 heures après le drame qui a coûté la vie à cinq personnes âgées et entraîné l'hospitalisation de dix-sept autres, les familles des victimes ont été reçues ce mercredi par le procureur de la République de Toulouse.

Les résultats des analyses toxicologiques ne sont pas encore connus. Des prélèvements ont été effectués sur les repas, cuisinés sur place, notamment la salade périgourdine, ainsi que le mixeur qui a été utilisé pour la préparation du dîner. Ces dernières analyses permettront d'identifier les causes de l'intoxication une fois terminées.

L'entretien a duré deux heures au palais de justice avec le procureur Dominique Alzeari. « Il ne nous a pas donné trop d’éléments concernant l’enquête. On ne connaît toujours pas les causes de cette présumée intoxication alimentaire », confie Alain, qui a perdu sa mère, Antoinette, âgée de 93 ans. Néanmoins, cette rencontre entre proches de victimes leur a permis de se rapprocher. « Nous allons peut-être mener une action commune pour faire baisser les coûts des procédures judiciaires. Nous resterons en contact permanent », imagine cet habitant de Saubens.

Les autopsies sont terminées, les familles peuvent désormais récupérer les corps des victimes pour les enterrer. « C’est un soulagement, nous allons pouvoir faire notre deuil », témoigne Emmanuel. « Ceux qui souhaitent incinérer leur mère ou leur père doivent attendre des analyses complémentaires », ajoute Alain.

La piste de l'intoxication alimentaire se confirme après la mort de cinq pensionnaires de l'Ehpad "La Chêneraie" au Lherm en Haute-Garonne, lundi 1er avril. L'enquête a permis de détecter une "toxi-infection alimentaire", a annoncé le procureur de la République de Toulouse Dominique Alzéari. Deux des victimes sont décédées des suites d'un accident cardio-respiratoire.

D’après nos informations exclusives, certains retraités seraient décédés par étouffements consécutifs à des vomissements, alors qu’ils étaient allongés sur le dos. D’autres auraient succombé à un arrêt cardiaque. À ce jour, les causes de cette intoxication alimentaire restent floues. La salade périgourdine mixée contenait-elle des aliments contaminés ? Des bactéries étaient-elles accrochées au mixeur ?

L’analyse bactériologique des "repas témoins" notamment est toujours en cours, les résultats ne pourraient être connus que dans plusieurs jours. Les chambres des malades et la cuisine sont toujours placées sous scellés. « Mais nous pouvons tout de même récupérer les affaires des défunts », précise Alain. Les salariés de l’Ehpad géré par le groupe Korian sont toujours auditionnés par les gendarmes de la brigade de recherches de Muret avec le soutien de la section de recherches de Toulouse. Le parquet n’a pas souhaité s’exprimer concernant l’avancée des investigations. 

En létat actuel de lenquête, les causes formelles des décès ne sont pas établies. Deux des victimes sont mortes de troubles cardio-respiratoires “secondaires à un choc toxique compatible avec une intoxication alimentaire”. Pour les trois autres victimes décédées, le légiste ne se prononce pas et les analyses nont pas permis de déterminer avec précision les causes de la mort. Lenquête est dautant plus complexe que certaines personnes nont pas été malades après avoir mangé la même salade périgourdine. Pour les enquêteurs, il est donc prématuré de dire que le choc toxique est lié à la prise du dernier repas.