Toulouse Métropole se dote dun nouveau plan pour réguler lurbanisme effréné – Le Journal Toulousain

Toulouse Métropole se dote d\un nouveau plan pour réguler l\urbanisme effréné - Le Journal Toulousain

Toulouse : lurbanisation effrénée, cest terminé

Jeudi 11 avril 2019, le conseil de Toulouse Métropole a approuvé le nouveau Plan local durbanisme intercommunal (PLUi-H), le document qui va définir, dès juin 2019, les règles de lurbanisme encadrant la densification dans les 37 communes de la métropole et déterminant  un objectif de construction de logements visant à garantir l’accueil dans de bonnes conditions des nombreux nouveaux arrivants.

Un immeuble de trois étages peut-il être construit à côté de chez moi ? Le terrain agricole et les espaces verts à proximité seront-ils préservés ? Combien de places de parking sont obligatoires dans une nouvelle résidence ? C’est un document majeur que s’apprêtent à voter ce jeudi les élus de Toulouse Métropole : le Plan local d’urbanisme intercommunal et d’habitat (PLUi-H) est conçu pour la première fois à l’échelle des 37 communes. Parce qu’il arbitre bien des questions de la vie de tous les jours et pose le cadre concret de la vie en société. Élaboré depuis 2015, ce document détermine, parcelle par parcelle, ce qui peut être construit ou pas et où. En voici les grands axes exposés ce mercredi lors d’un point presse qui a réuni six élus : Jean-Luc Moudenc, Annette Laigneau, Karine Traval-Michelet, Dominique Coquart, Thierry Fourcassier et Franck Biasotto.

1. Le frein sur les constructions.- Elu en 2014 sur la promesse de stopper une urbanisation jugée excessive, Jean-Luc Moudenc a présenté un document qui se traduit, à Toulouse, par une baisse de la constructibilité dans tous les quartiers si on compare l’actuel plan et le nouveau. Des logements pousseront toujours mais pas dans la même proportion que précédemment, surtout depuis 2014 et la suppression du coefficient d’occupation des sols de la loi ALUR. Plus précisément, il n’y a ralentissement que si on exclut les opérations ciblées de réaménagement de quartiers : les Zones d’aménagement concerté (ZAC) et les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP). Ainsi que les axes de transports en commun. La densité est adaptée à « un contexte », souligne Annette Laigneau. C’est le trait principal du PLUi-H, baptisé du slogan « densité modérée ».

L'évolution de la surface de plancher entre le plan d'urbanise actuel et le futur, hors zone d'aménagement concerté et Orientations d'aménagement et de programmation – Toulouse Métropole

2. La place accrue de la nature.- « Les Toulousains sont inquiets devant le développement de la ville. Une des réponses est d’y préserver la nature », a souligné le maire. Une carte montre que les espaces de pleine terre (zones naturelles, agricoles, boisées…) progressent partout hors centre-ville en comparaison avec l’actuel plan. « Nous sanctuarisons la moitié de la superficie de la Métropole. » 3. La répartition des logements, y compris sociaux.- Pour la première fois, urbanisme et habitat sont considérés ensemble, a souligné Karine Traval-Michelet. Pour satisfaire aux besoins -12 000 nouveaux habitants par an-, l’objectif est de produire en moyenne par an 7 000 logements dont la moitié à Toulouse, 30 % dans la première couronne, 10 % ailleurs. Avec un objectif de 35 % de logements locatifs sociaux conforme à la loi, soit 2 450 des 7 000 logements prévus sur l’ensemble de la Métropole.  

De nombreux élus, toutes tendances politiques confondues, devraient voter le Plan d’urbanisme et d’habitat qui a fait l’objet d’un travail en commun pendant quatre ans. Les conseils municipaux des 37 communes l’ont déjà approuvé. Vice-présidente à l’habitat, la maire PS de Colomiers, Karine Traval-Michelet a largement œuvré au Plan : « mon action est portée par l’intérêt général. J’estime que les valeurs d’accueil des populations et de solidarité sont présentes dans le document. » L’élu socialiste s’inscrit « dans une démarche pour un territoire ». « J’avais mes lignes rouges », observe Dominique Coquart, le maire PS de Villeneuve-Tolosane. Elles n’ont jamais été atteintes. « C’est le projet collectif que j’attendais. »