Toulouse : un arrêté anti-SDF signé par le maire – http://www.revolutionpermanente.fr/Section-Politique

Toulouse : un arrêté  anti-SDF  signé par le maire - http://www.revolutionpermanente.fr/Section-Politique

Migrants : à Toulouse, les tentes vont être verbalisées

 I solve all your problems even the most desperate…  (Je résous tous vos problèmes même les plus désespérés… ) pouvait-on lire sur l’immense fresque réalisée par le street-artiste brésilien RERO. Désormais, une grosse tache d’huile de vidange recouvre l’oeuvre arc-en-ciel peinte sur la façade du gymnase de l’Université Paul-Sabatier.

Le maire Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a indiqué que la ville allait porter plainte suite à cette dégradation.  Je suis indigné et scandalisé que lon vandalise des projets dartistes et qui plus est sur un campus universitaire, aire du savoir et de la liberté. Nous allons déposer plainte pour que les auteurs répondent de leurs agissements devant la justice. , s’est-il exprimé sur Twitter.

Toulouse: le maire Jean-Luc Moudenc annonce un arrêté anti-bivouac

 Les œuvres de street-art dégradées Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre urbaine est victime de vandalisme. Le 19 août dernier, une oeuvre réalisée par la street-artiste toulousaine, Fafi,  sur un transformateur électrique, a été découpée à la disqueuse.

Il aura fallu moins de 24h pour que lœuvre de @TheRealFafi soit volée en pleine journée : à 20h30, 2 gars sont venus découper les portes du transfo à la disqueuses, en se faisant passer pour des ouvriers ! #Toulouse #StreetArt pic.twitter.com/wDgZCQEBy0

Selon la ministre Elisabeth Borne, les arrêtés anti-pesticides des cinq grandes villes ne sont qu'un coup de com puisque la loi interdit déjà l'usage des pesticides dans les espaces publics et pour les particuliers. Mais les arrêtés de ces communes visent aussi les entreprises et les espaces privés.

Deux sculptures de l’artiste américain, Mark Jenkins, qui avaient été installées dans le bassin de la Place Wilson à Toulouse, ont dû être retirée après que l’une d’elles ait été dégradée. Des œuvres qui devraient néanmoins réapparaître à la fin du mois.

Tous les trois ans, environ la moitié du Sénat est renouvelée pour six ans par un collège de grands électeurs composés essentiellement de conseillers municipaux. Les prochaines élections sénatoriales devraient avoir lieu en septembre 2020, après les municipales.

Toulouse: Le maire prend un arrêté anti-bivouac pour chasser les tentes de sans-abri du centre-ville

Mais les couleurs de l’arc-en-ciel dans l’espace public semblent particulièrement attirer les vandales. En 2018, à Paris, des passages piétons arc-en-ciel mis en place pour la marche des Fiertés avaient été repeints en blanc et recouverts de tags homophobes. La mairie les avait toutefois rapidement recolorés.

Concernant celle de RERO, la mairie a indiqué que ses services étaient en train d’étudier les meilleures possibilités pour nettoyer la tache tout en préservant l’oeuvre.

De son côté, le maire dit vouloir s’attaquer à la présence de tentes en centre-ville. Selon Jean-Luc Moudenc, « des réseaux organisés albanais » seraient à l’origine de cette recrudescence. Il a également pointé du doigt des « associations politisées » qui « organisent cette exposition sur le domaine public » pour « affoler les Toulousains ». Au cours de la conférence de presse, il a annoncé son intention de signer un arrêté « anti-bivouac », afin d’obliger l’État à prendre ses responsabilités.

Pour sa troisième édition, le Festival Rose Béton s’est imposée comme une biennale dédiée aux pratiques et cultures urbaines dans les rues de Toulouse. Lévénement réunit nombre d’artistes à la renommée internationale. Débuté au printemps dernier, le festival se poursuivra jusqu’en janvier 2020.

L’environnement ? Un réseau de chauffage collectif issu de l’usine d’incinération d’ordures ménagères s’achève. Les grands projets d’urbanisme ? « Les allées Jean Jaurès sont en cours de réaménagement en Ramblas-jardin arborées, en particulier sur leur partie centrale. Le calendrier des travaux est respecté. L’inauguration officielle est annoncée le 14 décembre prochain ». Jean-Luc Moudenc a aussi rappelé la livraison, au printemps 2020, d’un nouveau Parc des Expositions. 

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire TÊTU et nous en sommes très fier.e.s. Mais vous le savez sûrement, faire du bon journalisme, un journalisme LGBT différent, honnête, de qualité, et critique coûte de largent.Et contrairement à la majorité des médias, TÊTU nappartient pas à un grand groupe de presse. TÊTU est un média indépendant. Si vous aimez ce que vous trouvez dans nos pages. Si vous pensez quun média LGBT+ doit exister en France. Si vous êtes exigeant et voulez découvrir des contenus plus ambitieux. Aidez-nous à faire un bon média.

La préservation du patrimoine ? « Les travaux de la place Saint-Sernin vont s’achever en novembre. La totalité de la place, désormais pavée, a été rendue au public. De son côté, le chantier de restauration des quais a repris début septembre de part et d’autre du Pont-Neuf ». Les transports ? « Le chantier de doublement de la ligne A du métro arrive à son terme. La mise en service de rames doubles à quatre wagons, au lieu des rames de deux wagons actuelles, est programmée en décembre prochain ».

Têtu est un média indépendant, libre de toute influence actionnariale, commerciale et éditoriale. Cest important, cela nous permet de remplir en toute liberté notre mission : traiter lactualité nationale et internationale liées aux grand enjeux LGBT.

Votre soutien nous permet de continuer à remplir cette mission essentielle avec rigueur et honnêteté. En moins dune minute, vous pouvez nous aider à hauteur de vos moyens à partir de 1€.

Jean-Luc Moudenc a accusé hier «des associations politisées» d'installer les tentes des migrants dans le centre-ville. Il annonce l'instauration d'un arrêté «anti-bivouac».

À l'orée de la campagne des municipales, le maire de Toulouse a mis les pieds dans le plat sur un sujet sensible, hier, lors de sa conférence de presse de rentrée : l'implantation des tentes des migrants dans le centre-ville. En rappelant d'abord que, c'est le préfet qui a le pouvoir d'ordonner l'évacuation et d'organiser l'hébergement, Jean-Luc Moudenc a annoncé, pour sa part, la signature imminente d'un arrêté «anti-bivouac». Un arrêté «qui permettra à la police municipale de verbaliser et de provoquer la saisine de la police nationale pour qu'il y ait des contrôles d'identité.» Et donc de faire pression sur l'Etat.

"Il y a une répartition des tâches sinistre entre les réseaux et des associations politisées, a-t-il lancé. Je dénonce cette situation contraire au droit et à la dignité des personnes." Le maire pense-t-il au Droit au logement, très actif dans ce domaine ? Interrogé, il s’est refusé à nommer un acteur en particulier, ciblant, a-t-il dit, un "comportement" qui revient à "manipuler les pauvres gens." Et sur un sujet "délicat et compliqué", il revendique le droit de "dire les choses" face à "ceux qui veulent simplifier le débat."

Sur les boulevards ou d'autres lieux passants, le phénomène n'est pas nouveau. Il est plutôt limité : vingt-six tentes ont été décomptées selon le dernier recensement municipal cité par le maire qui estime que ce nombre oscille «de quinze à trente» selon les périodes. Mais la concentration «donne aux Toulousains le sentiment d'une sorte d'invasion». Et les plaintes s'accumulent depuis l'été au Capitole.

Les abris de toile apparaissent puis disparaissent pour resurgir ailleurs. Comme  Genta  et ses deux petits garçons, depuis le début de lété, des familles démunies plantent leurs tentes sur les trottoirs de Toulouse. Le phénomène en soi nest pas nouveau mais en centre-ville si.  Les tentes se concentrent sur des endroits extrêmement visibles , souligne le maire Jean-Luc Moudenc (LR) qui en a compté  26  ce jeudi et annonce son intention de prendre dici à la fin de la semaine  un arrêté anti-bivouac  dans le périmètre des boulevards.

Car les emplacements des tentes ne sont pas neutres, affirme Jean-Luc Moudenc. «Comme par hasard, elles se concentrent aux endroits les plus visibles.» Et cela dans le but «d'affoler» les Toulousains. Si le maire a accusé des «réseaux» d'organiser la venue des migrants, en l'occurrence principalement des ressortissants albanais, il a ensuite dénoncé le rôle d'«associations politisées» responsables de la localisation des tentes.

 Nous ne connaissons pas de réseau, juste des familles qui viennent dans nos permanences, parfois parce que la police leur a enlevé leur tente pendant quelles amenaient les enfants à lécole , ajoute la bénévole. Elle pense que la proportion dAlbanais – dont le pays nappartient pas à lUnion Européenne – est liée  à la petite taille  de la communauté à Toulouse.  Ils ne trouvent pas forcément des connaissances chez qui se faire héberger , avance-t-elle.

«Il y a une répartition des tâches sinistre entre les réseaux et des associations politisées, a-t-il lancé. Je dénonce cette situation contraire au droit et à la dignité des personnes.» Le maire pense-t-il au Droit au logement, très actif dans ce domaine ? Interrogé, il s'est refusé à nommer un acteur en particulier, ciblant, a-t-il dit, un «comportement» qui revient à «manipuler les pauvres gens.» Et sur un sujet «délicat et compliqué», il revendique le droit de «dire les choses» face à «ceux qui veulent simplifier le débat.»

François Piquemal, qui a quitté son rôle de porte-parole du DAL samedi, pour se lancer en politique dans le mouvement Archipel Citoyen, est encore plus sévère. Il trouve que  Monsieur le maire de Toulouse est en voie de salvinisation , allusion aux positions du leader populiste italien. Lintéressé sen défend au contraire. Il estime que si lon ne fait pas preuve de fermeté,  on fait prospérer les extrêmes dans ce pays .

Jusqu'à présent, la mairie effectuait des constats d'huissier. Demain, l'arrêté concernera des rues entières car, observe le maire, les tentes étaient déplacées de quelques mètres pour rendre caduque la procédure.

Sur le fond, Jean-Luc Moudenc a redit que l'implication de la municipalité dans le relogement lors du démantèlement de squats avait été prise en exemple nationalement. Mais le maire, qui a prévenu le préfet en début de semaine, ne lâche rien sur le rôle de l'Etat : «le préfet n'a pas suffisamment de moyens à sa disposition. Je suis là pour l'épauler.»

En 2013, le maire de Nice, Christian Estrosi, avait déjà pris un arrêté « anti-bivouac » ciblant « toutes les populations qui occupent le domaine public ». Il consistait notamment à donner des pouvoirs accrus à la police municipale, qui pouvait délivrer des contraventions et faire des contrôles d’identité pour conduire des personnes en situation irrégulière à la police nationale. L’arrêté avait été suspendu par le tribunal administratif de Nice : « Il portait aux libertés individuelles une atteinte disproportionnée par rapport au but de sécurité et de tranquillité publique qu’il visait ».

tentes > Dans le centre-ville. Selon le dernier recensement municipal, il y a vingt-six tentes dans le centre-ville de Toulouse.

L’élu toulousain dit être régulièrement interpellé par les habitants sur le sujet. Récemment, la mairie a pu proposer des solutions d’hébergement d’urgence pour des personnes originaires de Roumanie, par exemple. Mais l’Albanie n’est pas sur le territoire de l’Union européenne. Avec cet arrêté, Jean-Luc Moudenc souhaite rappeler à l’État ses responsabilités : « Le dossier du traitement de ressortissants non-européens est du ressort de la préfecture ».

« Les tentes sont positionnées à des endroits visibles par des associations politisées. Il y a une répartition des tâches sinistre entre les réseaux et ces associations. »

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, veut chasser les campements illicites sur les trottoirs. Selon le dernier recensement, il y aurait 26 tentes installées en centre-ville. Selon l’année, ce chiffre oscillerait entre une quinzaine et une trentaine de tentes. Ces tentes sont situées à des endroits visibles, principalement sur les boulevards.  

La législation sur le droit des étrangers est complexe mais c'est toujours sur le bureau du maire qu'atterrissent les doléances des habitants… Or, dans ce domaine, c'est l'Etat qui est en première ligne. La mairie n'intervenant que sur le relogement des ressortissants de l'Union européenne et parfois extra-communautaires. Elle le fait systématiquement dans le cadre d'un partenariat avec la préfecture lors du démantèlement de squats et campements. La procédure permet, en résumé, d'anticiper l'hébergement avant l'évacuation. La vérification de la situation administrative reste du ressort de la préfecture. Côté ressortissants extra-communautaires, les demandeurs d'asile ont par exemple des droits et l'Etat est responsable de leur hébergement temporaire. La situation se corse pour les étrangers en situation irrégulière. «En Haute-Garonne, 80 % des mesures d'éloignement ne sont pas exécutées, a regretté hier Jean-Luc Moudenc. Je m'en suis plaint au préfet. Il y a une impuissance publique à faire respecter la loi. Cela désespère les citoyens et les rend sensibles aux discours nationalistes que nous ne voulons pas. C'est pour cela qu'il faut être ferme sur la légalité républicaine. La fraternité oui, mais le respect de la loi républicaine, ça va avec.»

C’est le même type d’argument qu’avance l’extrême droite en Italie pour s’attaquer aux associations qui viennent en aide aux réfugiés. Jean-Luc Moudenc rompt avec une tradition d’accueil à Toulouse. Il est autoritaire avec les plus démunis et servile avec les promoteurs.