Marche contre lislamophobie : quest-ce qui est prévu à Toulouse ce dimanche ? – LaDepeche.fr

Marche contre l\islamophobie : qu\est-ce qui est prévu à Toulouse ce dimanche ? - LaDepeche.fr

Marche contre lislamophobie : qui va finalement participer ?

Ce marche, décidée à lappel de plusieurs personnalités et organisations comme le NPA ou encore le Collectif contre lislamophobie en France (CCIF), doit démarrer à 13 heures de la Gare du Nord pour arriver vers 16 heures Place de la Nation, avant une dispersion prévue vers 18 heures. Un appel a également été lancé pour une manifestation à Toulouse.

Le message initial était de dire “STOP à lislamophobie”, à la “stigmatisation grandissante” des musulmans, victimes de “discriminations” et d”agressions” dont “lattentat contre la mosquée de Bayonne (…) est la manifestation la plus récente”.

La notion même d”islamophobie” ainsi que lidentité de certains signataires de lappel ont conduit une partie de la gauche à ne pas sy associer, au Parti socialiste (PS) ou au parti radical de gauche (PRG). “Nous avons décidé de ne pas participer car nous refusons de nous montrer avec des gens pour lesquels nous navons aucune proximité”, a ainsi justifié le premier secrétaire du parti, Olivier Faure. Tout en estimant qu”il faut témoigner de toute notre solidarité avec nos concitoyens de confession musulmane qui sont victimes de racisme”. 

Mais depuis lappel à manifester lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après lattaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique se déchire autour de la participation à ce rassemblement.

Le message initial était de dire “STOP à lislamophobie”, à la “stigmatisation grandissante” des musulmans, victimes de “discriminations” et d”agressions” dont “lattentat contre la mosquée de Bayonne est la manifestation la plus récente”. Mais depuis lappel à manifester lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après lattaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique se déchire autour de la participation à ce rassemblement. 

La notion-même d”islamophobie” ainsi que lidentité de certains signataires de lappel ont conduit une partie de la gauche à ne pas sy associer, au PS ou au PRG, ou encore à relativiser leur soutien initial, comme leurodéputé EELV Yannick Jadot et le député LFI François Ruffin.

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix, a pour sa part vilipendé la “jonction antirépublicaine du politique et du religieux”. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a affirmé quil ne participerait pas à la marche, qualifiant de “réducteur” le terme d”islamophobie”, malgré lappel à y participer de certains responsables communistes, dont le porte-parole du parti Ian…Lire la suite sur LExpress.fr

Autre point polémique : la référence, dans la tribune publiée chez nos confrères, à “des lois liberticides” qui viseraient les musulmans en France, et comprise de différentes manières en fonction des participants. Une référence pourtant assumée par le CCIF auprès de BFMTV.com aux lois laïques de 2004 et 2010, concernant respectivement les signes religieux à lécole et le fait de ne pas pouvoir être entièrement le visage couvert dans la rue.

Le PCF a rappelé l”extrême urgence de dire stop” à lislamophobie, malgré les réserves de son secrétaire national Fabien Roussel, mal à laise avec le mot dordre.

Pour la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, “tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, cest-à-dire ceux qui (…)

Le cortège de la marche contre lislamophobie part à 13 heure de la gare du Nord à Paris dimanche 10 novembre, mais fait polémique en raison de lidentité de certains signataires de lappel à manifester et des passages du texte, notamment la mention de “lois liberticides”.

Dans le cortège, aux côté du Collectif contre lislamophobie en France (CCIF), dont la présence est notamment décriée, il y aura des députés France insoumise comme Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Éric Coquerel mais pas François Ruffin. Seront également présents le communiste adjoint à la mairie de Paris Ian Brossat mais pas le secrétaire national de son parti Fabien Roussel, des membres du syndicat CGT. La FSU ou la CDFT niront pas manifester. Sils nont pas été invités, ils assurent quils auraient refusé, a expliqué Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT sur RTL vendredi 8 novembre. Des signataires ont également pris leur distance comme Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) . 

Madjid Messaoudene, un des initiateurs de la marche et élu PCF de Saint-Denis regrette “des tentatives de sabotage de la fachosphère et dune partie de la gauche qui préfèrent saboter une initiative antiraciste que dy participer. On en prends note et on noubliera pas.” Les organisateurs de la marche espèrent structurer ensuite un mouvement.