Ligue 2 : battu à Troyes, le GF38 peut avoir des regrets – Le Dauphiné Libéré

Les Grenoblois ont pourtant très bien débuté et sont parvenus à se créer des situations dangereuses dès le début du match sur une frappe de Sotoca légèrement hors cadre (16e), avant qu’Elogo n’oblige Samassa, le gardien de l’Estac, à détourner son tir du bout des gants (22e). Le GF38 avait la possession mais il allait se punir lui-même. Coulibaly perdait un ballon plein axe à trente mètres. Mbeumo profitait de l’aubaine pour s’en aller battre Maubleu d’une frappe croisée (1-0, 40e). Grenoble venait de gâcher un premier acte qu’il s’était rendu intéressant.

Les Isérois gâchaient également au début du deuxième acte. Seul aux six mètres, Elogo trouvait le moyen d’envoyer le ballon au-dessus des buts de Samassa (48e). A un quart d’heure de la fin, Philippe Hinschberger faisait entrer Boussaha et Brun pour dynamiser son attaque. Un coaching (presque) payant. Car le premier nommé égalisait d’un joli tir enroulé (1-1, 78e). Seulement, quelques minutes plus tard, Troyes égalisait grâce à un but somptueux (une reprise de volée en ciseau) de Raveloson (2-1, 83e). Le GF ne s’en est jamais remis…

À Troyes (stade de l’Aube), Troyes bat Grenoble 2-1 (1-0). Spectateurs : 4 000 environ. Arbitre : Alexandre Perreau-Niel.

Buts pour Troyes : Mbeumo (40e), Raveloson (83e). But pour Grenoble : Boussaha (78e). Avertissements : Giraudon (13e), Mbeumo (60e), Fortuné (69e) à Troyes. Coulibaly (13e) à Grenoble.

TROYES : Samassa – Tavares, Giraudon (cap), Salmier – Gonçalves, Pelé (Cordoval, 90e+1), Martins-Pereira (Kouyaté, 86e), Raveloson, Poaty – Touzghar, Mbeumo (Fortuné, 66e).

GRENOBLE : Maubleu – Gibaud (Abou Demba, 86e), Spano-Rahou (cap), Vandenabeele, Mombris – M’Changama, Coulibaly (Boussaha, 72e), Sanusi – Grange, Sotoca, Elogo (Brun, 72e).

Philippe Hinschberger (entraîneur de Grenoble) : « On a affiché trop de déchet dans ce match. On a rendu trop de ballons à l’adversaire. C’est d’ailleurs ce qui nous coûte le premier but. On s’est fait cueillir comme des bleus. On a fait des cadeaux, un peu comme au match aller (0-2). J’ai dû réveiller les joueurs à la mi-temps, car on dormait. Il nous a manqué un peu de tout. Ce fut mieux en deuxième période, on a égalisé logiquement. A 1-1, je pensais même qu’on allait finir par gagner. Donc je suis vraiment dégouté d’avoir perdu ce match. Peut-être qu’on a aussi touché nos limites. »   

A 42 ans, Benjamin Nivet vit peut-être ses dernières semaines de footballeur professionnel. Ou peut-être pas. Néanmoins, le milieu de terrain de Troyes arrive en fin de contrat dans l’Aube. Son avenir ? Difficile de l’imagine pour le moment. Reste que la volonté de l’ESTAC est de conserver le doyen du championnat de France de Ligue 2. Ce n’est pas Daniel Masoni, le président, qui dira l’inverse.

Notre volonté, c’est qu’il reste au club, la saison prochaine ou celle d’après. Je pense qu’il est un peu dans la position d’un étudiant qui termine ses études : il a devant lui un éventail de possibilités mais ne sait ps encore précisément ce qu’il veut faire après.