Villeurbanne | Villeurbanne : la ville annule sa distribution du Petit Paumé – Le Progrès

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Un guide étudiant lyonnais pointé du doigt pour des passages racistes

Je fuis une bande de rebeus place de la Guillotière. Cest ainsi que commence la description dun bar lyonnais, le ho36 de Guillotière, dans la dernière édition du guide des bonnes adresses lyonnaises Le petit paumé distribué ce week-end. Photo de la page à lappui, une polémique a pris de lampleur sur Twitter tout le week-end, et les responsables de ce guide écrit et distribué à 250 000 exemplaires par une association détudiants de lécole de commerce EM Lyon ont fini par présenter dimanche leurs excuses et réaffirmer quil na jamais été dans [leur] intention de discriminer qui que ce soit. Ils seront toutefois convoqués dici deux semaines à un conseil de discipline.

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Au lendemain d’un week-end d’indignations après la publication de contenus racistes dans l’édition 2020 du guide Le Petit Paumé, édité par des étudiants de l’Ecole de management de Lyon (EM Lyon), les rédacteurs ont publié un communiqué de presse sur leur site. Loin de reconnaître le contenu raciste de propos tels que «fuir une bande de rebeus» ou encore le fait de présenter les Irlandais et les Anglais comme «des roux qui mangent des fish and chips aromatisés à la bière et sortent en titubant à 21h en pleine semaine», l’équipe du magazine évoque le «caractère ambigu» de ces qualificatifs.

“Je fuis une bande de rebeus” : après la polémique raciste, “Le Petit Paumé” mis sous pression – LCI

Les quelques lignes de description de ce café du septième arrondissement de Lyon avaient effectivement de quoi surprendre. Alors que je fuis une bande de rebeus place Guillotière, je mengouffre, un peu par hasard, à ho36, y est-il écrit. Bonne pioche! Des jeunes blancs qui travaillent sur leurs ordis, tout en sirotant un bon café latte. Je vais pouvoir me fondre dans la masse. Avec ho36, on a un peu de la Presquîle, mais à Guillotière.

«Le Petit Paumé n’a pas toujours volonté de représenter une communauté plutôt qu’une autre. Ouvrir le débat ne pas faire du politiquement correct mais polémiquer correctement est un de nos objectifs», expliquent les rédacteurs, en présentant ainsi des excuses à demi-mot, soulignant par ailleurs que les passages incriminés ont été «supprimés de l’ensemble de [leurs] supports numériques», ce qui ne signifie pas le retrait des guides en version papier pour rectification.

Durant le week-end à la suite de la parution du guide, les réactions ont été nombreuses. Le directeur général de lécole, Tawhid Chtioui, en premier lieu, a écrit sur Twitter dès dimanche matin: En tant que directeur général mais aussi, et surtout, en tant que citoyen, joscille entre indignation, colère et grande tristesse à la lecture de lédition 2020 du Petit paumé. Jai demandé que se tienne, très rapidement, un conseil de discipline en présence… Je souhaite que Le petit paumé présente instamment des excuses pour ces propos (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Ces explications vagues ont valu aux rédacteurs du Petit Paumé une nouvelle vague d’indignations des utilisateurs sur Twitter : «A défaut d’avoir fait des excuses correctes, j’espère que vous allez faire en sorte de retirer les PP déjà distribués et lancer une réédition. Les actes comptent plus que les intentions», écrit un utilisateur. Et un second de déplorer : «Les gens ne sont pas dupes. Vous étiez racistes hier, vous le restez aujourd’hui. C’est bien dommage.»

Après leur saillie raciste, les rédacteurs du Petit Paumé publient des excuses laconiques

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Dans la même lignée, le communiqué revendique un ton «au second degré», avec «des situations extrapolées» (sic) susceptibles de «faire l’objet de mésinterprétations» ou de «blesser des personnes, en cas de «maladresse de rédaction».

La couverture de la nouvelle édition du Petit Paumé DR / Petit Paumé Publié le 14/10/2019 à 12:09 Société, France – Monde lessentiel Le dernier numéro du « Petit Paumé » n'est pas passé inaperçu. Rédigé par des étudiants en commerce de la préfecture du Rhône, ce petit guide étudiant lyonnais s'est fait épingler pour des propos jugés racistes.  C'est une institution à Lyon : le Petit Paumé, c'est ce petit guide étudiant qui, depuis plus de 50 ans, vient aiguiller les nouveaux arrivants dans la métropole. Tiré à quelque 120 000 exemplaires, le document donne avec légèreté les bonnes adresses du Vieux Lyon et de sa périphérie, sous la plume de quelques étudiants en commerces venus de l'Early Makers Lyon business school.

Nouveau numéro, nouveaux tuyaux. Dans les pages de l'édition de ce 12 octobre, les étudiants s'essayent à la description d'un café local. Et soudain, l'impertinence, et ça dérape : « Alors que je fuis une bande de rebeus place Guillotière, je m'engouffre, un peu par hasard, à ho36. Bonne pioche ! Des jeunes blancs qui travaillent sur leurs ordis, tout en sirotant un bon café latte. Je vais pouvoir me fondre dans la masse. Avec ho36, on a un peu de la Presqu'île, mais à Guillotière. »

Malgré les excuses des étudiants de lEM Lyon, la polémique autour de lédition 2020 du Petit Paumé ne retombe pas. Une première critique sur un établissement de la Guillotière avait suscité lindignation, depuis dautres ont déclenché de vives réactions sur les réseaux sociaux (lire ici). Selon nos informations, le Sytral a choisi ce lundi matin de faire retirer du réseau TCL toutes les annonces relatives au Petit Paumé qui étaient diffusées via les écrans iTCL.

Les réactions affluent. Sur les réseaux sociaux, les lecteurs fustigent des propos racistes. Le président de la Métropole lyonnaise, David Kimelfeld, déplore un nouveau dérapage sur Twitter :

.@lePetitPaume est un guide incontournable. Souvent pertinent, parfois drôle. Mais pour la deuxième année consécutive, ils dérapent. Après avoir lan passé fait lapologie dun acte terroriste, ils virent cette année dans le racisme ordinaire. Nous exigeons des excuses. pic.twitter.com/gXMW26tTlO

Tawid Chtioui, directeur de l'école, s'offusque et explique tanguer « entre indignation, colère et grande tristesse ». Selon Le Parisien, celui-ci aurait demandé un conseil de discipline et des excuses « notamment aux entreprises qui ont soutenu cette édition ».

il ne leur reste plus quà organiser une manif samedi prochain à Bellecour avec trottinettes et smartphones…

Vient ensuite le mea cupla. Face à l'afflux de réactions, les responsables du journal font état de leurs regrets : « Nous comprenons que la critique de l'établissement ho36 de la Guillotière, du fait de son caractère ambigu, ait pu faire l'objet de mésinterprétations. […] Nous reconnaissons une maladresse de rédaction et souhaitons donc présenter nos sincères excuses et réaffirmer qu'il n'a jamais été dans notre intention de discriminer qui que ce soit ».

“Le Petit  Paumé est une association indépendante régie par la loi 1901. Si EM Lyon encourage ses étudiants à développer sa vie associative (…) elle nen contrôle aucun contenu, notamment celui du Petit Paumé que nous découvrons chaque année, au même titre que les partenaires et le grand public”, indique-t-il, sopposant aux prochains lancements dans la Métropole de Lyon. 

France : le racisme ordinaire du “Petit Paumé”

Pour autant, ce dérapage au sein de l'EM Lyon n'est pas une première. Pour rappel, c'est ici, sur le campus d'Écully que des étudiantes se sont retrouvées notées sur leur physique, sur les réseaux sociaux. 

La ville de Villeurbanne a dailleurs annoncé lannulation de la distribution du guide prévue le 26 octobre prochain. “La Ville ne saurait cautionner la distribution dun guide dont certains passages vont au-delà du dérapage ou de la maladresse et portent clairement des propos racistes et sexistes”, explique la ville dans son communiqué. 

@ramonvyvette: le problème avec vous c est toujours pareil , on parle de racisme ordinaire ce qui veut dire que certains le côtoient tous les jours et vous avec votre remarque habituelle  et dans le sens contraire   Mais ben oui , combien de fois on vous a refuser un appartement, un emploi ect… À cause de votre origine sans parler des contrôles au faciès , vous me faites bien rire

Après avoir annoncé un conseil de discipline pour les étudiants concernés, le directeur de lEM Lyon a réclamé lundi soir la destruction des exemplaires du Petit Paumé. Le guide, édité à 200.000 exemplaires, a suscité depuis ce week-end une vague dindignation pour des critiques aux propos jugés discriminatoires.

A ceux qui trouvent normal dutiliser le terme de “rebeu”, je suis allé vérifier dans le dictionnaire, et je nai rien trouvé…

Ce nest pas le mot “rebeu” qui choque ici : cest le fait que lauteur-trice de cette critique répugnante se réjouisse de se retrouver entre “jeunes blancs” dans ce café ! Les fils et filles à papa de la bonne ville de Lyon (et dailleurs) feraient mieux de sortir de leur entre-soi asphyxiant et daller voir du pays, ça leur aérerait quelque peu les synapses…

Sur Twitter, plusieurs internautes ont publié dautres passages polémiques sur des bars et restaurants lyonnais. 

La maladresse cest décrire rebeu pour désigner un arabe ou black pour désigner un noir ; à croire que noir ou arabe sont des mots grossiers ou inappropriés , il est là le racisme sournois .

Beur, mauvais verlan du mot Arabe. On double ce verlan, de Beur on a déduit Rebeu. Féminin Beurette. Pour les Noirs, on a Renoi. Ou, à partir du Black anglo-américain, son verlan kebla. Tous ces mots sont issus et utilisés dans les ” banlieues ” où sont réputés vivre ces gens, qui les utilisent eux-même. Donc, rien à voir avec un quelconque racisme: MLP nutilise jamais ces mots …

Mes collègues en parlant de certains dentre eux disent : “nous les rebeus…” ! Sont-ils racistes envers eux même… cet un mot qui devrait se banaliser Excellente question foulosophique sil en est… Prenez une feuille, un crayon, vous avez 10 mn

Je suis antiraciste mais il marrive de dire “rebeu” et on ne ma jamais fait sentir cela comme étant raciste.

Guère étonnant: Gollnish prof à Lyon, Marion M. et son institut … Ya une pollution délétère dans la capitale de la Résistance 40 – 44 …

Le Petit Paumé opte pour l”humour” raciste dans son guide de Lyon

La résistance, monsieur, ne se résume pas a un seul fait, mais a tout évènement qui pourrait nuire a lintégrité du peuple. Les résistants étaient bien classés comme hommes a abattre pendant cette période? Ne feriez vous pas parti de tous ces gens qui criaient vive Pétain, et qui a la fin de la guerre étaient tous des résistants?

Ah çà certainement pas !! Dabord je nétait pas né à lépoque, et je les fustige assez dans ces colonnes pour ne pas être confondu avec ces scélérats !! pétainiste, moi … je rêve !