Sécurité à Vitry-sur-Seine : vidéosurveillance et renfort de police

Sécurité à Vitry-sur-Seine : vidéosurveillance et renfort de police

Meurtre à Vitry : la colère des habitants de la cité Fabien

“Je prends le métro tous les jours pour aller travailler mais il y a des bandes sur le chemin et l’on se fait insulter. Y-a-t-il un travail de coopération entre Villejuif et Vitry-sur-Seine ?”, demande une habitante du la rue Tremblay. “A l’arrêt de bus du 185, sur le plateau, il y a des guetteurs, et j’ai déjà vu un homme se faire casser la figure gratuitement”, ajoute une habitante de la rue Julian Grimaud.“Il a fallu un drame, un meurtre, pour que vous réagissiez. Maintenant on veut des réponses concrètes tout de suite”, lance un habitant de la cité Fabien.

Vitry : après le drame, les habitants de la cité attendent des actes

C’est vrai que le weekend dernier nous avons eu une forte activité, indique le directeur 94. Alors que les habitants exigent de la présence sur place, le patron de la police du Val-de-Marne insiste aussi sur le travail d’enquête dédié aux trafics de drogue. Des enquêtes qui prennent du temps mais permettent de démanteler des réseaux complets et d’interpeller les personnes. Concernant les rodéos, le directeur indique qu’il y a des patrouilles et des motards en civil mais rappelle la difficulté de l’exercice en raison des prises de risque potentielles pour le public et les forces de police. Le travail de fond consiste donc davantage dans l’identification des personnes pour pouvoir les interpeller en lien avec le parquet. Ce qui permet aussi de faire des visites de sous-sol pour saisir les deux-roues à l’origine de ces rodéos.

Meurtre à Vitry : la colère des habitants de la cité Fabien

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“Il y a un mois, je suis rentrée d’une soirée salsa un peu tard, l’immeuble était plongé dans le noir total. J’étais tétanisée de peur. J’ai attendu une demi-heure qu’un voisin vienne pour m’accompagner dans l’ascenseur”, témoigne une jeune femme. “C’est vrai que le 37 a été plongé dans le noir total”, confirme une habitante. “Mais quand on appelle la Semise, on n’a jamais d’interlocuteur, jamais de réponse”, se lasse une locataire.

“Nous n’abandonnerons pas ce quartier, ce-sont nos enfants. Nous sommes tous très choqués mais il faut continuer à vivre ensemble.”

“Le 13 juillet, il y a eu pas mal de voitures brûlées, et bien il a fallu des semaines pour les évacuer Pourquoi cela prend-il autant de temps ?”, relève un habitant. Une autre locataire raconte ses quatre pneus crevés quelques jours après avoir interpellé un jeune en train d’essayer de siphonner son réservoir d’essence. “Aujourd’hui quand je descends travailler, la première chose que je vérifie est que je n’ai pas de pneu crevé”, témoigne-t-elle. “Comme le parking en sous-sol n’est pas sécurisé, on se gare à l’extérieur. Par contre, on paie le parking dans nos charges!”Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Voir article sur l’expression de la colère des habitants